*UTB : « BONJOUR ! ÇA VA ? « MOH NI BALÈ A DIMBOKRO ! »

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Depuis déjà quelques mois, l’Union des Transporteurs de Bouaké (UTB) a franchi la porte de la cité du soleil : Dimbokro. La population de cette cité mythique qui a souffert parfois du manque de moyens commodes et du caprice des transporteurs quant à ses déplacements, s’est vue soulagée après des décennies de galère. Elle est donc en droit de savourer sa joie. En effet, plusieurs démarches avaient été entreprises par cette compagnie par le passé afin de rallier les lignes Dimbokro-Abidjan et Dimbokro-Bouaké dans les deux sens. Beaucoup de difficultés avaient entravé les démarches et l’ambition de cette compagnie avait été rangée dans les tiroirs.

Aujourd’hui, ce rêve est devenu réalité. Cette réalité répond à la volonté de cette compagnie de rêve de contribuer à l’amélioration des conditions idoines de déplacements des populations de la région du N’Zi.

Pour les usagers que nous avons rencontrés et dont la joie d’emprunter cette « compagnie de rêve » se lit sur le visage, les cars Utb font la différence par la ponctualité, la propreté et un service de qualité, véritables atouts de son succès. Outre le fait de contribuer à la résolution du chômage, la compagnie Utb contribue à une forte concurrence des autres compagnies. La conséquence logique est l’effort des autres compagnies quant à l’amélioration de la qualité de leurs services. Si auparavant le dernier départ était prévu à 16 heures ou 16 heures et demi, Utb apporte une autre innovation de taille avec un dernier départ à 18 heures, ce qui diminue fortement la pression des hommes d’affaires qui vont à Dimbokro pour retourner le même jour sur Abidjan et également des commerçants.

Même si Utb est reconnu pour son confort et sa fiabilité, nous avons effectué deux voyages sur Dimbokro. Par deux fois nous avons constaté un certain nombre de faiblesses que je tiens à relever ici. Utb respecte habituellement ses horaires. Mais nous constatons de plus en plus qu’à notre arrivée, les gares sont vides. Les cars se font de plus en plus rares malgré l’acquisition régulière de cars. Les embouteillages surtout entre Adjamé Gesco, vice-versa en est une des principales causes. En effet, en partance pour Dimbokro le mercredi 30 août, nous avons mis deux heures pour sortir d’Adjamé. Au retour le lundi 4 septembre, nous avons mis 5 heures entre Gesco et Adjamé, comme conséquence d’un accident au niveau du Banco. Il faut aussi avouer que les destinations qui se multiplient au fil du temps en est aussi une des causes majeures. Toujours est-il que cela crée un désagrément au niveau des passagers qui font parfois des aller-retours pour des courses urgentes : commerçants, hommes d’affaires, etc.

En tant que compagnie de transport expérimenté, Utb camouffle ce déséquilibre par une stratégie commerciale qui consiste à programmer les cars sur des départs au lieu de suivre le système traditionnel de programmation des départs sur des heures précises. Traditionnellement, toutes les sociétés de transport fixaient les départs sur des horaires bien définies, même si elles tombent toujours dans le piège infernal des heures Toutes africanités comprises (heures TAC) (Dr DJANDUE Bi Drombé, 2015)

Deux grandes difficultés qui commencent à naître au sein de cette compagnie est sans nul doute les nombreux arrêts observés durant le trajet. En effet, entre la gare de Dimbokro et Toumodi, le car que nous avons emprunté à notre retour a marqué cinq arrêts, pour ramasser des passagers qui parfois ne payaient que 500 FCFA compte tenue de la distance. En outre, le chauffeur est resté scotché à son téléphone portable pratiquement durant tout le trajet. Même en pleine ville de Toumodi, il était scotché à son téléphone pendant que les policiers en service au niveau du marché le regardaient. Alors question : que fait Utb du respect et de la sécurité de ses passagers ? les chauffeurs de cette compagnie bénéficient-ils d’un traitement particulier par rapport aux autres chauffeurs quand on sait que le Président de la république de notre pays a signé un décret dans ce sens? Nous espérons que dans les jours à venir, un accent particulier soit mis sur le comportement de cette compagnie quant à ce type d’attitude qui frise l’amateurisme de cette compagnie qui a mis des décennies pour bâtir sa notoriété. Si nous sommes tombés dans l’embouteillage au niveau du 3e pont et condamnés à rester dans le car de 17h 25mn à 23 heures avant de mettre les pieds au sol à la gare d’Adjamé avec nos bagages, nos enfants, dans un contexte d’insécurité planifié par le pouvoir en place, c’est justement parce que le chauffeur a perdu plus de temps à ramasser des passagers pour se remplir les poches et à passer tout le temps au téléphone, ne pouvant pas conduire de façon normale puisqu’il n’était pas concentré. Sinon, pour un trajet de 2h30mn, on aurait pu éviter tout le désagrément à nous causé. Partis de la gare de Dimbokro à 13H40°mn, nous sommes arrivés à la Gesco à 17H32mn, soit 3h52mn de trajet.

Par Kouadjokpli

 

Annexe : l’interdiction de l’usage du téléphone portable et de tout autre moyen de communication en situation de conduite automobile

Décret no 2013-711 du 18 octobre 2013 ;

LE CONSEIL DES MINISTRES ENTENDU, DÉCRÈTE :

Article 1 : Pour l’application des dispositions du présent décret, on entend par : usage du téléphone portable au volant, l’utilisation de quelque manière que ce soit du téléphone portable, notamment l’activation par le conducteur d’un véhicule automobile, d’une fonction du téléphone portable qu’il tient en main ;  tout autre moyen de communication, tout équipement électronique associé à des réseaux analogiques ou numériques, servant à transmettre ou échanger des informations à distance ,  situation de conduite automobile, la mise en marche d’un véhicule automobile par un conducteur sur les voies ouvertes à la circulation publique.

Article 2 : Il est interdit à toute personne en situation de conduite automobile, l’usage du téléphone portable et de tout autre moyen de communication.
Ne sont pas concernées par la présente interdiction, les personnes ci-après, lorsqu’elles sont dans l’exercice de leurs missions:
Les forces de l’ordre et de sécurité ;  les agents de secours et d’assistance médicale ou toute personne assimilée.

Article 3 : Constitue une contravention de deuxième classe et est puni d’une amende administrative de 10 000 francs CFA, le non-respect de l’interdiction mentionnée à l’article 2 ci-dessus.

Article 4 : Quiconque commet au cours d’une période de trois mois suivant la première infraction, trois autres contraventions de la même nature que celle prévue aux articles précédents, est passible d’une sanction allant de la suspension au retrait du permis de conduire conformément à la réglementation en vigueur.
La sanction mentionnée à l’alinéa précédent ne fait pas obstacle au paiement de l’amende administrative prévue à l’article 3 ci-dessus pour chacune des contraventions commises pour la période en cause.

Article 5 : Les modalités de recouvrement de l’amende administrative prévue à l’article 3 du présent décret sont définies par voie réglementaire.

Article 6 : Le Ministre des Transports, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le Ministre auprès du Président de la République, chargé de la Défense, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques, le Ministre auprès du Premier Ministre chargé de l’Economie et des Finances et le Ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au Journal Officiel de la République de Côte d’Ivoire.

Fait à Abidjan, 18 octobre 2013

Alassane OUATTARA

Source de l’annexe : www.transports.gouv.ci

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