« TÉKLÉJAMA » OU « LES ORTEILS DE LA PROSTITUÉE » (2ème Partie et Fin)

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Les colons avaient l’habitude d’entretenir des relations sexuelles avec de jeunes filles au teint clair de préférence. Loin de leur terre natale, compte tenu de la rareté des femmes blanches en son temps sur notre territoire, ils se contentaient donc des femmes au teint plus ou moins semblables à celui des leurs. Il ne faut pas occulter le fait que le racisme les poussait aussi à rejeter la peau noire, car ce serait une honte si d’aventure l’un de leurs descendants avait cette couleur de peau. Les métis étaient mieux tolérés que les noirs et avaient une plus grande facilité d’intégration en Europe. D’ailleurs, beaucoup de femmes noires ayant eu des relations avec des colons ont été abandonnées avec leurs enfants. Ces choses et d’autres ont pu faire penser à nos parents que la prostitution est affaire de femmes claires.

« TÉKLÉJAMA » OU « LES ORTEILS DE LA PROSTITUÉE » (1ère Partie)

Tékléjama renvoie également à la disposition, la taille et la beauté des fruits de cette variété de banane. Les prostituées, en général très belles, prennent beaucoup soin de leur corps, de leurs orteils qu’elles passent du temps à nettoyer et à embellir :

« À voir les bananes ci-dessus présentées, elles sont si belles dans leur forme et éclatantes par la peau, comparables à quelque chose de taillé avec habileté. Vues de la sorte, ces bananes ont toutes l’air d’être comme les orteils des filles de joie, soumis aux soins quotidiens de pédicure. Le Baoulé a donc, de façon imagée et comparée, donné le nom de téclé djama à ces bananes. » (Daniel Kohamet, Facebook, 2019)

Connaître notre culture et la partager doit être l’affaire de toutes les générations. Pendant longtemps, nous avons négligé certains aspects clés de cette belle et noble culture, ce qui a engendré beaucoup de dérives et participé à notre déracinement culturel. Or un peuple qui perd sa culture est condamné à la perdition. Il nous faut donc revenir aux fondamentaux en allant à la source pour nous abreuver et maintenir la flamme des valeurs ancestrales.

Je tiens à dire merci aux administrateurs qui ont validé mon post sur la page Facebook « Tu sais que tu es Baoulé quand… » Et à tous ceux qui ont posté un commentaire. Certains ont été cités, d’autres non. Mais leurs simples commentaires démontrent leur intérêt pour cet aspect de notre culture. La bonne humeur et l’humour qui ont parfois accompagné ces commentaires ont participé à la fluidité de la lecture. C’est aussi cela Facebook ! Nous avons été tous instruits par les apports des uns et des autres.

Par ordre alphabétique, je dis un grand merci à : Agou Assassi, Alloko Jani la Lumière, ma nièce Ange Letissia Nathanmum, Appolinaire Kouamé. Je ne peux oublier Ben Zue, Benoit Kouakou, Bruno Souanga, Daniel Kohamet, Dodi Kouamé, Definsur N’guessan, Germain Yao, Georges Kouakou. Merci également à Germain Yao, Georges Kouakou, Honoré N’guessan, Jacques André Koffi, Jeannie NZué, Julien N’dah. À Konan Robert Brou, Kouadio Moro Koffi, Kouakou Kan, Martial Dekonan, je ne peux que vous rendre grâce. Merci également à N’dah Franck Kouamé, N’dri Kouamé, N’guessan Kouassi, Noël Akpoué, Olivier Kouakou, Ryshès Beny Exaucé, Toluène Tri Nitro et enfin, Yao Romuald Yao. Que chacun trouve dans ce texte la marque de mon infinie reconnaissance.

Par Dr. YAPI Michel

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