SI BOUAKÉ M’ÉTAIT CONTÉ DE 1960 À 1980…

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Bouaké la coquette, Bouaké ville cosmopolite, Bouaké la paisible… Comme il y faisait si bon vivre à cette époque-là, de 1960 à 1980 !

En flash-back, on revoit Bouaké. Les hôtels : Gabrielli qui ne désemplissait pas, l’Harmattan et le RanHôtel si riches de leurs clients descendant, entre autres moyens de locomotion, des trains de la Régie Abidjan Niger (RAN) reliant Abidjan-Bouaké et Ouagadougou (Burkina Faso), la Calanque, l’Amicale, le Cactus, le Magasin Novafric de M. Chronopoulos, les lieux de récréation des jeunes cadres de la jadis belle cité sous l’Autorité du premier Maire, Djibo Sounkalo, le Centre Culturel Jacques Aka, l’hôpital central du Docteur Bakassa Traoré, le 3e Bataillon de Bouaké avec ses célèbres Commandants, Colonel Tiémoko Fanny et Colonel Roger Frédéric Zinsou, le Journaliste Joseph Tarêgue de la Radio, Marcel Vigneron et son fils Pascal Vigneron, Champion de Moto, la Maternité de Koko, les quartiers de Koko, Air-France, Nimbo, Sokoura et son mythique stade de football  »Yaoundé » créé en 1972 et plus tard, Kennedy, le nouveau quartier résidentiel.

Les établissements scolaires : le Collège d’Orientation de Bouaké (COB – Lycée Nimbo, aujourd’hui) du mythique proviseur Tafébé, le Collège municipal de Bouaké où régnait un nommé Yao Yao Jules, célèbre homme de Lettres au langage délicieux et raffiné, le Lycée classique sous le regard policé de Maméry, un Surveillant général qui avait plus d’autorité que les proviseurs qui se sont succédé à la tête de cet établissement scolaire, les Écoles Primaires Publics Ville Sud et Ville Nord, le Lycée des Jeunes Filles de Bouaké avec Baldineau et ses handballeuses, le Lycée français de Bouaké, le Collège Baptiste de Bouaké avec ses petits américains, le CEG Koko et le Collège Jean Jaurès avec Monsieur et Madame Lapouge, le Collège Henri Poincaré du célèbre fondateur Alfred Hawmmond, l’École Nationale des Instituteurs (ENI) et le Cafop 3 avec l’Inspecteur Karamoko Angelbert. Les écoles militaires EFA, ENSOA et la célèbre Caserne des Sapeurs-Pompiers et son bal.

Le Rallye Club de Bouaké avec les Kady Angelbert et Paul Coulibaly, l’Aéro-club de Bouaké avec pilotes amateurs, le Jardin public, l’Orchestre de la Fraternité Ivoirienne (OFI) que dirigeait un certain Lou Pierre (c’était un Camerounais) chantant et vantant les charmes de la ville : Bouaké et sa piscine, ses grandes rues bien éclairées ! La piscine municipale et le zoo. « C’était le Bouaké de Djibo Sounkalo (premier Maire) et son Carnaval et sa Semaine Commerciale. Djibo Sounkalo, sur son mythique cheval blanc ! ». Voilà autant de belles images qui caressent la mémoire des habitants de Bouaké de cette époque, symbole d’une Côte d’Ivoire de l’abondance et de la paix, de la propreté urbanistique.

Sacrée belle époque, celle de 1960 à 1980 !

Par COULIBALY Moumoune, Enseignant-Juriste

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