RECRUES RECALÉES : L’EXCEPTION PEUT CONFIRMER LA RÈGLE MAIS ELLE NE PEUT LA REMPLACER. (2ème Partie et Fin)

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À la vérité, l’acuité et le caractère endémique du manque d’emploi ne sauraient tout justifier. Nos dirigeants ne sont pas à une dérive près dans la gestion de ce secteur, mais il faut éviter de prêter le flanc à ce qui serait le fossoyage de notre patrimoine et de notre avenir communs: L’ÉCOLE. Elle n’a que trop souffert de nos turpitudes. Mes propositions pour sortir de la crise actuelle vont se décliner en double PERSPECTIVES: de RÉSOLUTION puis de SOLUTION.

RECRUES RECALÉES : L’EXCEPTION PEUT CONFIRMER LA RÈGLE MAIS ELLE NE PEUT LA REMPLACER. (1ère Partie)

RÉSOLUTION (dans l’immédiat, pour l’affaire pendante)

Elle passe par l’ouverture rapide de la phase des réclamations afin de rétablir la justice où il faut. C’est-à-dire en conformité avec les critères tels qu’édictés dans l’appel à candidature. Le profil qui s’en écarte doit lui-même être purement et simplement écarté. Cela servira pour la postérité.

SOLUTIONS (pour plus tard)

À court terme (et à titre transitoire)

– Offrir aux recalés qui le désirent, l’option d’être retenus pour une formation en vue d’enseigner au Primaire. Car, tous ayant au moins le Bac, ils ne pourraient pas être plus mauvais là-bas (sans condescendance, ni mépris).

– Une partie des recalés issus des Sciences Économiques peut être orientée vers l’enseignement technique et professionnel. L’autre partie, la majeure, peut être soumise à une formation plus longue (au moins un an, avec bourse) qui les préparerait mieux à un enseignement au Secondaire. Étant entendu que le rendement des précédentes vagues ne furent pas à la hauteur de ce qu’avaient espéré les décideurs d’alors. La loi de l’enseignement voulant que l’enseignant en connaisse un rayon de plus que l’apprenant, il n’est pas indiqué que l’enseignant titulaire d’un diplôme ès sciences économiques arrive avec un niveau en maths (sans jeu de mots) inférieur ou égal à celui d’un bachelier scientifique. Puisque ses pré-requis en mathématiques n’ont pas sensiblement évolué dans son parcours universitaire au point de tenir n’importe quelle classe au Secondaire. De nombreux constats, notamment au second cycle, l’ont prouvé.

À moyen et long termes

– Rompre avec les habitudes des recrutements puis formations spontanées.

– Rompre avec la bivalence car elle consacre un enseignement et une formation avec la parfaite conscience d’une faiblesse dans une discipline de la paire. Les connaissances académiques y étant très minces. Toutes choses préjudiciables à l’apprentissage.

– Encourager la culture de la formation dans les Écoles et Centres de formation dédiés (ENS, CAFOP…), quitte à les multiplier sur l’étendue du territoire et organiser continuellement les concours d’entrée, sans regarder à la dépense budgétaire. L’investissement étant porteur à long terme. En tout cas pas pire que ces recrutements précipités aux conséquences non maîtrisables sur la qualité de l’apprentissage.

– Spécifiquement pour les mathématiques, il est impérieux d’encourager, de renouer et de renforcer la politique de formation à l’enseignement de cette discipline juste après le Bac. On pourrait même l’étendre à d’autres disciplines scientifiques dans lesquelles la nécessité est réelle.

Au total, lorsqu’on est conscient de ses insuffisances, il vaut mieux chercher à les corriger plutôt que de vouloir les ériger en règles opposables aux autres. Sinon c’est la postérité collective qui en pâtira.

Par Mamadou TRAORÉ

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