QUE VAUT RÉELLEMENT LA PAROLE DONNÉE DANS CE PAYS NÔTRE?

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Le mariage MUGEFCI-CMU n’a pas fait que des heureux, en tout cas pas dans le rang des adhérents ni celui de leurs ayants-droits. Pourtant, les fiançailles ont duré longtemps avant que les épousailles n’aient lieu sous cette rafale qui a arraché les bons Mugefci, pour nous servir un tourbillon à la place. En effet, pendant la campagne pour le choix des dirigeants de la MUGEFCI, le candidat Soro, le PCA sortant de la MUGEFCI de passage à Daloa, a indiqué qu’ils avaient trouvé un accord avec le gouvernement qui permet aux fonctionnaires de bénéficier des prestations de la nouvelle mutuelle tout en gardant leurs privilèges à la MUGEFCI et surtout en payant un prix forfaitaire au lieu de mille francs par personne.

Comment se fait-il que cet accord trouvé depuis belle lurette n’arrive pas à satisfaire les bénéficiaires des prestations de la MUGEFCI? La parole donnée n’a-t-elle pas été respectée de part et d’autre? Ou simplement chacun veut-il se sucrer sur le dos des fonctionnaires avant de libérer les prestations? La MUGEFCI a-t-elle suffisamment préparé cette aventure? Parce que c’est elle qui vend ses adhérents au gouvernement dans le schéma actuel. En outre, c’est elle qui a une grande expérience et une solide expertise de la mutualité dans le domaine de la santé en Côte D’ivoire. Donc tous les désagréments que nous connaissons lui sont imputables, parce que c’est elle qui a tout négocié et finalisé en notre nom.

ARRIMAGE CMU-MUGEFCI: À QUOI ÇA RIME?

Du côté du gouvernement, les dysfonctionnements actuels montrent que la CMU est une affaire très mal ficelée. Et toutes les simulations qu’on a faites, à travers des projets pilotes n’ont apparemment servi à rien. Il faut donc sortir des différentes positions de justification et d’explication, pour corriger ce qui doit l’être afin de mettre fin aux souffrances et à l’angoisse des fonctionnaires.

Par ailleurs, il est absurde et pathétique de revoir les parties adversaires pendant les élections pour la conquête de la tête de la MUGEFCI, sauter sur la douloureuse période d’incertitude que tous nous traversons, pour se tirer dessus, au lieu de parler de la même voix. Le suivisme qui est devenu notre collier national, pousse certains d’entre nous à défendre les dirigeants de la MUGEFCI, ce qui nous plonge dans une véritable passe d’armes alors que notre agonie commune est visible à l’œil nu. Est-ce vraiment le moment de réveiller les vieilles querelles, alors que nous subissons de façon meurtrière les incertitudes du mariage contre-nature entre la MUGEFCI et la CMU? Parce que dans cette union de dupes entre la MUGEFCI et le gouvernement, ce sont les adhérents MUGEFCI qui paient les pots cassés. Pour une fois, cherchons ensemble où se trouvent nos intérêts avant de lancer la pierre, si nous ne voulons pas nous enliser dans cette nième merde.

Par Irié BOLIBI, Le Prince de Laboll

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