QUAND LE TRAIN S’INVITE DANS LE DÉBAT ET LES ÉBATS SEXUELS

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Quand nous étions plus jeunes au quartier, nos grands frères parlaient de «train une fille». C’était même à la mode à une époque. «Train une fille» faisait partie des conversations ordinaires: «On a train la go-là…». Qu’est-ce que cela signifiait? L’expression voulait dire «violer en association». La métaphore du train n’est pas fortuite. Un train est composé de wagons reliés par un système bien huilé qui assure le mouvement  fluide de l’engin.  Dans le viol en association, les garçons se mettent en file indienne, chacun attendant son tour pour passer, un peu comme les wagons qui se suivent, la locomotive étant la jeune fille ainsi malmenée.

L’AMOUR, LE SEXE ET LES ARMES À FEU

Cette époque me rappelle Popolaye, Jean-Marie, Gogaine, Marius, Alla Blaise, Gopa, tous des grands frères qu’on craignait. Ils constituaient la crème salée des grands voyous qui semaient la terreur à Comikro, mon quartier d’enfance, et même au-delà. Dimbokro était une ville réputée pour le banditisme. Les voyous n’avaient pas froid aux yeux. Ils payaient même le transport et venaient se battre à Adjamé avant de retourner. Aujourd’hui, la gare de Dimbokro à Adjamé fait toujours peur aux bandits pour ce fait. Comme on le dit: fer coupe fer.

La plupart des parents de ces grands bandits étaient des personnes bien placées, si bien qu’ils ne risquaient presque rien. Ils séjournaient régulièrement au commissariat sans aucune crainte. Le lendemain matin, on les retrouvait encore là, en train de commettre les mêmes délits, sauf Gopa qui périt en prison quand son père, lassé de subir l’humiliation, appela la police pour venir chercher son fils caché dans le plafond de la maison.

Par Dr. YAPI Michel

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