PROVERBES DE CHEZ NOUS: «SE ANIÃ WUMÃ, A SIMÃ ONA.»

0 141

Obtenez des mises à jour en temps réel directement sur votre appareil, abonnez-vous dès maintenant à Attoungblan.net.

« QUAND TU N’ES PAS ENCORE MORT, TU NE SAIS PAS OÙ TU TE COUCHERAS. »

Ce proverbe baoulé s’adresse aux hommes qui se vantent. Ils pensent qu’ils sont à l’abri du besoin. Ils se croient intouchables. Ils se croient supérieurs aux autres hommes. Voilà une histoire qui peut illustrer cela :

« Un homme, dans un village du Centre de la Côte d’Ivoire, avait connu une richesse incroyable. Il avait des biens partout : boutiques, maisons, voitures, etc. Il entretenait de très bonnes relations avec des Noirs et des Blancs. Il était connu des politiciens. Il était devenu incontournable dans les grandes décisions au profit de son village et de la région tout entière.

Ses relations avec les villageois étaient très excellentes quand il s’agissait de leur offrir des boissons alcoolisées : la liqueur (gin, rhum, whisky, koutoukou, …), le vin (Valpierre, vin de palme, …), la bière, etc. Cependant, il les traitait de pauvres et de bons à rien. Il était très arrogant et insultait tout le monde : vieux, jeunes, enfants. Il se permettait de commettre l’adultère sur les femmes du village et d’ailleurs. Il violait même des femmes et des filles. Quand il était pris en flagrant délit, il payait de l’argent pour étouffer l’affaire dans l’œuf. Il avait plusieurs femmes qui lui avaient donné plusieurs enfants qu’il refusa de scolariser. Il ne respectait personne à cause de sa richesse. Il refusait de manger des repas sans de la bonne viande : viande de brousse, de bœuf, de dinde, de pintade.

Malheureusement pour lui, une affaire de viol de la fille d’un ambassadeur avait été portée devant les tribunaux, tant en Côte d’Ivoire qu’à l’étranger. Il fut arrêté et emprisonné. Condamné pour plusieurs années avec une amende de plusieurs millions de francs, il fut ruiné. Il vendit même tous ses biens pour payer ses dettes.

prisonnier-evadC3A9-arretC3A9

Libéré après avoir purgé sa peine, il se cachait quand il voyait les villageois qu’il avait humiliés quand il était encore riche. Il mangeait dès lors le riz avec ou sans sauce. Il allait au champ comme les autres. Il était redevenu un villageois ordinaire. Il était isolé. Ses nombreuses femmes l’avaient quitté avec leurs enfants. Il mourut pendant une journée très ensoleillée, dans une baraque qu’il construisit péniblement à la périphérie du village. Là où personne ne pouvait loger car c’était un lieu qui cohabitait généreusement avec les déchets humains et les ordures ménagères. D’ailleurs, ce fut après une semaine que son corps, en putréfaction avancée, fut découvert grâce aux grosses mouches qui l’avaient envahi. Et ce furent les villageois ordinaires, ceux-là mêmes qui furent humiliés par cet indigne fils aveuglé par sa richesse, qui firent tout pour l’enterrer. Triste fin pour cet individu qui n’avait pas compris le sens du proverbe : « Quand tu n’es pas encore mort, tu ne sais pas où tu te coucheras ». »

Pour toi qui vis encore et qui lis ces lignes, l’humilité ne s’achète pas au marché. Chaque être vivant la possède en lui. Tout le monde peut être humble dans la vie. Il faut donc avoir de la considération pour ton prochain. Il faut l’écouter, l’aider. Quand tu ne peux pas l’aider, laisse-le tranquille. Evite donc de lui nuire. Ne pense pas que quand tu es riche, les autres hommes sont tes esclaves. Pas du tout ! Tu peux demeurer riche jusqu’à ta mort ou devenir pauvre avant car, « quand tu n’es pas encore mort, tu ne sais pas où tu te coucheras ».

Par DJLAGNY

Commentaires
Loading...
%d blogueurs aiment cette page :