POURQUOI LES ENFANTS PLEURENT-ILS POUR RIEN ? (1ère Partie)

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– Nã nlièkun’ô !

– Yô !

– Nã nlièkun’ô !

– Yô !

– Nã nlièkun’ô !

– Yô !

Avant, lorsque les hommes et les animaux parlaient encore la même langue, deux amis inséparables se firent remarquer par leur loyauté l’un envers l’autre dans un village. L’un s’appelait Rien et l’autre Akèndèwa. De nombreux villageois les admiraient et disaient du bien d’eux. Naturellement, cette union ne pouvait pas faire l’unanimité. Des jaloux s’invitaient à des critiques acerbes dont ils avaient le secret. Heureusement que le chien aboie, et la caravane passe.

Rien était riche et Akèndèwa était pauvre. Cette différence ne put les séparer. Les deux amis ne vivaient pas dans la même case. Chacun vivait chez soi, dans sa propre case. Les deux cases étaient éloignées l’une de l’autre. Ils vivaient joyeux en s’entraidant mutuellement jusqu’au moment où ils décidèrent de se marier. Akèndèwa informa son ami de l’existence de femmes d’une grande beauté dans un village lointain qu’il connaissait. Les deux amis devenus des frères décidèrent de s’y rendre pour choisir leur dulcinée.

Un matin, ils prirent la route du village en question. Rien, le riche cultivateur, arbora un grand pagne de valeur sur son caleçon appelé tchacoto, un chapeau et des sandales richement ornés. Son ami Akèndèwa, lui, ne portait que son seul tchacoto. Vers midi, Rien eut envie d’aller aux toilettes. Il confia ses effets qu’il portait fièrement à son ami Akèndèwa qui profita de l’absence de son ami pour les porter. Dès son retour, Rien, surpris de voir ses effets sur son ami, les lui réclama. Akèndèwa le supplia de le laisser les porter pour un petit moment avant de les lui rendre. Or, il savait pertinemment que leur destination était toute proche, ce que Rien ignorait car ne connaissant pas le village. Ils avancèrent donc en échangeant joyeusement.

Après environ cent soixante mètres de marche, ils débouchèrent subitement sur le village au niveau d’un tournant. Pour ne pas honnir son ami, Rien garda son calme et renonça à lui réclamer ses effets.  De très belles filles accueillirent Akèndèwa, très bien habillé, avec beaucoup de considération. Rien, lui, ne fut accueilli que par une seule fille aussi belle que les autres. Elle était extrêmement attentionnée et  moins bavarde que les autres. Elle prit grand soin de Rien sans parler de bien matériel. Akèndèwa, de son côté, était aux anges. Des filles étaient autour de lui, certaines sur ses pieds, d’autres le soufflaient avec un grand éventail, d’autres encore mettaient la nourriture dans sa bouche. Les deux amis passèrent trois nuits dans le village, Akèndèwa avec dix filles et Rien avec sa seule dulcinée.

Le Quatrième jour, ils décidèrent de rentrer chez eux. Ils demandèrent aux femmes de venir leur rendre visite dans leur village natal.*

Suite: POURQUOI LES ENFANTS PLEURENT-ILS POUR RIEN ? (2ème Partie et Fin)

Par Djlagny

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