ON PEUT LE FAIRE…PARTOUT.

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Quand j’ai créé en août 2016, le Centre de Rencontre et d’Écoutes Assalé Tiemoko de Tiassalé (CREAT), structure de réflexions prospectives, de formation au leadership, de développement du bénévolat, d’assistance sociale… les jeunes gens que j’ai cooptés pour l’animer, étaient dubitatifs, sur sa pertinence. Surtout quand je leur expliquais que la meilleure manière de changer une société est de commencer par agir sur les consciences pour provoquer le questionnement qui déclenche tout. Pour que les gens acceptent de changer de direction, il faut les aider à réaliser qu’ils sont dans la mauvaise direction. Ces jeunes gens n’avaient pas conscience du pouvoir qu’ils avaient entre leur mains, c’est-à-dire, celui de se mettre au service des autres, pour essayer de les aider, leur offrir un sourire ou leur arracher un sourire, leur expliquer la manière dont ils peuvent agir pour transformer leur société, bref, leur présenter la maquette simplifiée d’une société meilleure.

Trois ans plus tard, le CREAT a étendu ses actions sur tout le département de Tiassalé et fonctionne aujourd’hui avec une équipe de plus de 200 bénévoles, provenant de toutes les couches socio-professionnelles. Et son fondateur, un certain Assalé Tiémoko, est aux commandes, sans appartenir à un camp politique en Côte d’Ivoire, de la gouvernance de la commune de Tiassalé. Tout ce que nous avons fait, c’est d’abord de faire le constat que les choses n’allaient pas dans la bonne direction. Ensuite, de prendre la décision qu’on ne pouvait plus continuer à accepter ce triste spectacle qui se déroulait sous nos yeux. Et qu’il nous fallait, au lieu de confier notre destin et celui de notre ville à des gens, toujours les mêmes de génération en génération depuis 50 ans, nous engager pour influencer un peu la conscience de la ville.

LA CÔTE D’IVOIRE DE DEMAIN

Le résultat est que, à ce jour, à Tiassalé, la vieille façon de faire la politique, utilisée comme moyen pour exploiter les populations au lieu d’être le moyen d’améliorer leurs conditions de vie, de leur offrir un meilleur cadre de vie, ne peut plus se pratiquer. Un vent de prise de conscience souffle sur la ville et les populations, dans toutes les maisons, se posent des questions, de graves questions. Et, il est de plus en plus difficile pour ceux qui ne se sont pas préparés à ce bouleversement, d’exister sur le terrain ou d’être audibles. Notre message est unique: la politique n’a pour seule justification que d’améliorer la vie des gens. Toute autre exploitation n’est qu’une escroquerie morale. Nous n’avons tiré aucun coup de feu, nous n’avons contribué d’une quelconque manière à quelque violence que ce soit, nous n’avons utilisé aucun discours de haine, d’insultes gratuites envers qui que ce soit, pour obtenir ce changement.

Nous avons pris les rênes de la mairie le 7 janvier 2019 et depuis le 7 janvier 2019, nous nous préparons à sortir de la mairie. Parce que nous savons que le meilleur moyen de réussir sa mission quand on est un élu, c’est de se préparer psychologiquement à quitter sa fonction et consacrer le temps restant, une fois cette idée intégrée, à réussir sa mission. On peut changer notre société, en douceur, sans passer par la case destruction. Si on ne peut pas obtenir ce changement d’un coup, au niveau national, commençons à le faire au niveau local. Quand nous aurons permis à nos parents, par notre engagement à leurs côtés, partout, à prendre conscience, à comprendre les enjeux, à réaliser que personne ne doit mourir pour quelque homme politique que ce soit en livrant ses propres enfants à la rue, à partir de cet instant, ceux qui viendront à la politique n’y viendront plus avec de mauvaises intentions. Parce qu’ils trouveront en face d’eux, des populations averties, informées, qu’ils ne pourront plus manipuler.

Et ce sera la fin des escrocs politiques ou des politiciens spontanés. C’est cela, le devoir qui doit être le nôtre, vis-à-vis de ce pays. « Tout le monde savait que c’était impossible à faire. Puis, arriva un homme qui ne le savait pas. Et il l’a fait ». Whitson Churchill.

Par Tiemoko Antoine Assale Officiel

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