CÔTE D’IVOIRE: NOS EXAMENS DE FIN D’ANNÉE

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De retour d’un séjour au Burkina Faso en juin dernier j’ai publié sur ce forum les épreuves du CEPE et de l’entrée en 6e du « Pays des Hommes Intègres ». Cela m’a valu des critiques acerbes de certains collègues. D’autres ont eu des réactions qui ont permis des échanges fructueux. Les clameurs et les passions baissées, je reviens à la charge, en cette rentrée scolaire, pour soulever la problématique de l’organisation de nos examens de fin d’année.

Tenez, pour le CEPE et l’entrée en 6e au Burkina Faso, chaque examinateur (surveillant) a reçu une prime de 68.000F CFA qui leur a été versée main à main dans le centre le dernier jour de la composition. Les correcteurs ont reçu quant à eux 100.000F. Là-bas, on ne fait pas les deux activités (examinateur et correcteur) en même temps.

Oui je sais, comparaison n’est pas raison. Mais, le Burkina Faso, pays moins avancé, est en avance loin devant la Côte d’Ivoire en matière d’organisation des examens de fin d’année. Là-bas il existe un fonds alloué aux examens disponibles avant le lancement desdits examens. Pas besoin d’attendre des mois voire un an avant de se faire payer de tristes indemnités liées aux examens. Chez nous ici, souvent ces indemnités sont payées après des mouvements d’humeur à la veille de la session de l’année scolaire en cours.

Depuis 2000, les structures syndicales du secteur Éducation-Formation luttent pour que des intendances soient installées dans les centres d’examens. Les différents gouvernements qui se sont succédé sont restés imperméables à cette noble revendication. Ce qui intéresse le gouvernement actuel, ce sont les taux nationaux de réussite aux examens toujours croissant.

Le constat est sans équivoque: les enseignants du secteur public se désintéressent de plus en plus des examens de fin d’année où surveiller ou même avoir une convocation pour corriger frise l’humiliation. Conséquence: les périodes des examens sont devenues la traite de certains enseignants. Ouvrant ainsi grandement la porte à toutes sortes de fraudes dont on vous fera ici l’économie. Voici l’un des maux de l’école ivoirienne. […]

Par Francis VANIÉ, enseignant, citoyen libre

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