MUGEFCI, COMME UNE RÉPUBLIQUE AFRICAINE EN MINIATURE…

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On parlera certainement de caricature outrée ou d’extrapolation. Et pourtant, le parallèle établi est saisissant de ressemblance et d’actualité: dans ses rapports à la Tutelle et aux mutualistes, la Mutuelle a étrangement les traits d’une république tiers-mondiste (comme on le disait il y a peu) avec son peuple et ses parrains occidentaux.

Plus clairement. Comme une république, la Mutuelle détient le pouvoir exécutif qu’elle est censée gérer pour le compte et pour le bien de sa population mutualiste. Dans le respect des textes dont elle s’est dotée. Mais dans l’exercice, elle subit la mainmise de la tutelle gouvernementale avec qui elle finit par tisser un pacte qui lui garantit avant tout un confort durable, si ce n’est cette tutelle même qui l’a suscitée.

Un « programme de gouvernement » est présenté avant l’élection mais il est appliqué, in fine, selon la dictée ou dans l’intérêt de la Puissance gouvernementale. Ainsi placée sous coupe réglée, ladite mutuelle, dans son état de quasi aliénation, applique drastiquement et dans toute sa rigueur sa politique. Le chien de la souffrance populaire aboie, la caravane de l’arrogance étatique passe.

LE GOUVERNEMENT DOIT VEILLER AU BIEN-ÊTRE PHYSIQUE, MATÉRIEL, PROFESSIONNEL, INTELLECTUEL ET MORAL DES TRAVAVAILLEURS.

Dans cette configuration, c’est la Tutelle qui se taille le rôle de métropole ou nation impérialiste dominante. C’est celle-là qui, à distance, tire les ficelles pour faire et défaire le destin sanitaire des mutualistes via des politiques qu’elle influence ou commandite depuis ses officines. La gestion du pays/mutuelle a été théoriquement cédée aux nationaux/mutualistes. Donc autonome. Mais les vrais maîtres sont toujours là. Le dirigeant mutualiste qui n’a pas leur onction (préalable ou ultérieure) est bon pour le casse-pipe.

Ce rôle est facilité par celui non moins important des multinationales et grosses firmes campé ici par le conglomérat de grandes boîtes et partenaires nationaux. Omniprésents dans les conventions signées, leurs traçabilités conduisent presque toujours dans le cercle de pontes du pouvoir.

En revanche, la seule bonne note, c’est qu’il n’existe pas de caporalisation des médias dits d’États. La parole jouit de toute sa liberté à travers les réseaux sociaux, le seul espace où le petit peuple va pleurer sa douleur. Ce peuple est souvent soutenu par les Opposants principalement constitués de dirigeants éconduits et d’adversaires évincés dont on ne peut garantir la sincérité de tous… À l’image des syndicats qui, dans le costume de Société Civile, essaient, pour les plus actifs, d’appeler à la mobilisation pour le respect du droit à la santé. En pure perte.

Enfin, au bas de la pyramide, se trouve le petit peuple/fonctionnaire qui, dans sa majorité, broie du noir. Pendant qu’une coterie proche de la classe dirigeante mutualiste essaie vainement de nier sa douleur, en voulant lui faire admettre qu’il sait mieux que lui-même mutualiste ce qui est bon pour lui. Ce peuple/mutualiste geint, pleure, se lamente mais quand viendra la saison électorale, il se fera encore avoir. Comme un niais ! Vous avez dit Mutuelle/république bananière ? Vous y êtes ! Bienvenue, installez-vous. À vos aises !

Par Mamadou TRAORÉ

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