MON AMIE LA PROSTITUÉE (2ème Partie)

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Cela fait maintenant deux semaines que j’ai fait la connaissance de Christelle, mon amie la prostituée. Nous ne nous sommes pas revus depuis lors.

Quand je suis rentré à la maison, le lendemain de notre première rencontre, j’ai trouvé ma femme assise à l’entrée du grand portail. Elle tient entre les mains la grande photo portrait de notre mariage. Elle ressemble à une folle ramenée de force à son asile, assise à même le sol. Je la salue. Elle se déchire en pleurs immédiatement, en laissant tomber le grand portrait pour se jeter sur moi. J’ai cru au départ qu’elle veut m’assener des coups, comme il lui arrive parfois de le faire quand la jalousie l’étreint. Mais, à ma grande surprise, elle me couvre de câlins chauds et de baisers tendres. Je suis confus.

– Tu veux m’abandonner, n’est-ce pas? Tu en as marre de la manière dont je te traite, non? Et tu as passé la nuit dehors. Mais où? Et avec qui? Tu m’as laissé mourir d’angoisse. J’ai compté les heures, depuis vingt-deux heures, jusqu’au petit matin. J’ai même envisagé me rendre à la police, si jusqu’à dix heures tu ne réapparais pas. Te voilà enfin, sain et sauf. J’ai eu la peur de ma vie. Entrons, mon chou.

Elle me tire par la main. Elle abandonne le portrait. Je la suis comme un automate. La chambre se ferme dans mon dos comme les barreaux d’une prison. Elle me jette sur le lit et ôte avec empressement sa robe de nuit. Elle me sert en réchauffé le repas que j’ai fui la veille. Elle connaît mon point faible. Je n’ai jamais refusé son corps depuis dix-sept ans que nous sommes mariés. Elle le sait. Elle en profite. Elle en abuse par moments.

Mais, ce matin les choses semblent être différentes. Mon être est perdu dans la végétation pubienne. Il est si petit qu’elle ouvre la bouche d’étonnement. Elle appuie néanmoins son gland pour voir si je ne l’ai pas utilisé frauduleusement pendant la nuit. Il est exempt de tout acte délictueux. Elle lui donne un coup de langue pour le ressusciter. Mais, il lui échappe de la bouche pour se réfugier dans le jardin pubien. Elle remonte vers les seins pour déclencher la manœuvre à distance. Rien n’y fait.

– Je vois que tu m’en veux à tel point que ton être refuse toute communication avec moi. C’est la toute première fois que cela arrive. Le mal doit être profond. Alors, parlons.

Elle se couvre le corps et se couche sur le dos, à côté de moi. Je cherche les mots. Elle aussi, il me semble. Le silence nous convainc qu’il faut faire vite. Mais, j’ai la gorge nouée. J’ai du mal à comprendre ce qui m’arrive. Christelle et moi avons passé la moitié du temps où nous sommes restés ensemble à parler. J’entends encore sa petite voix siffler dans mon oreille:  » Je ne suis pas une bonne fille. Je ne l’ai jamais été. La vie ne m’a jamais donné non plus l’occasion de l’être.

J’ai connu le sexe à un âge où la fille ne fait pas encore la différence entre le dessous et le dessus, où elle ne ferme pas encore son entrejambe en s’asseyant devant les gens. Mon beau-père, je n’ai jamais connu mon père biologique, me caressait le sexe pendant qu’il me donnait mon bain. Ma mère était du genre paresseux. C’était donc lui l’homme et en même temps la femme de la maison. Quand nous étions dans la salle de bain, il me laissait jouer avec sa partie génitale. Il m’empêcha à temps de crier, lorsque pour la première fois son sexe est entré en érection dans ma petite main. Il en a ri abondamment, tout en caressant mon petit sexe. Mais, curieusement je pris goût à ce jeu malsain. Et ce n’était pas pour lui déplaire. Mais, il se limita uniquement à ce jeu jusqu’à ce que mon corps commence à se féminiser. Je ne sais pas si c’est la conséquence de ses attouchements, je devins femme un peu trop tôt. En effet, à onze ans de petits citrons prirent la place des deux petits points que j’avais dans la poitrine. À douze ans j’eus mes premières menstrues. Évidemment ce fut lui, le premier témoin de cette mutation physique et physiologique. J’ai couru vers lui quand j’ai vu le sang sortir de mes entrailles par le sexe, toute folle de peur. Il me rassura et m’expliqua gentiment ce changement. Il me montra également comment entretenir mon corps désormais. Il acheta la protection nécessaire et m’aida à l’utiliser. Ma mère n’en savait rien. Elle vivait enfoui dans le souvenir de mon père, son premier amour dont je ne sus jamais grand-chose. Son mari ignoré, se replia sur moi. Il me couvrait donc de tout l’amour et de toute l’affection que ma mère lui refusait. J’étais la seule enfant du foyer, puisque ma mère prétextant un mal au niveau du bas-ventre, prétendait ne pas pouvoir en faire d’autres. Elle utilisait en réalité des contraceptifs à l’insu de son homme. Elle lui donnait avec parcimonie et retenue son repas conjugal sexuel. Il m’avoua qu’elle ne se mettait jamais entièrement nue quand elle le laissait la toucher. Elle exigeait surtout l’obscurité totale pendant leurs rapports sexuels. Il trouva donc en ma personne, la pièce de rechange inespérée. Mais, il savait me le rendre. J’étais l’objet d’un soin particulier et attentionné. J’avais l’impression qu’il ne vivait que pour moi. Notre jeu prit chaque fois des tours plus osés. Il me demandait dorénavant de frotter ma vulve couverte maintenant d’un joli duvet noir, contre son bâton de plus en plus dur au toucher. Je commençai à en tirer beaucoup de plaisir. Les citrons de ma poitrine prirent progressivement la forme de grosses oranges. Il les léchait avec avidité, à ma grande joie. Mais, il n’était plus le seul à être attiré par mon corps.

À treize ans, j’étais une belle jeune fille déjà épanouie physiquement. Je faisais plus grande que mon âge. Les prédateurs de dehors le remarquèrent très rapidement.

Un jour, mon éducateur de niveau me colla une punition dont je ne compris la réelle raison que quand nous nous trouvâmes à deux dans son bureau. Sous le prétexte que j’avais bavardé au cours de français, il me garda à midi, pendant que les autres élèves rentraient tranquillement chez eux. Je devais balayer le bureau et tout ranger. Il m’abandonna dans le bureau le temps que tout soit désert. Il vivait au sein de l’établissement. Lorsque tout devint suffisamment calme, il revint me trouver dans le bureau. Je ne le vis pas entrer. J’étais perdue au milieu des dossiers dans l’armoire. Je sentis seulement une main me tripoter l’arrière-train. Je poussai un petit cri et me retournai. Il était là, planté derrière moi, dans toute la laideur de son acte.

– Le professeur de français est très furieux. Il compte te traduire en conseil de discipline pour ce que tu as fait en classe, parce que ce n’est pas la première fois que tu perturbes son cours, selon ce qu’il m’a révélé. Si tu te laisses faire gentiment, je pèserai de tout mon poids pour t’éviter cela, me proposa-t-il.

Je compris immédiatement le manège. Mais, il était très grand et surtout d’un physique de robot. Toute résistance face à lui aurait été vaine.

– Ici et maintenant?

– Oui! L’école est déserte.

– D’accord! Laissez-moi aller me laver les mains tout juste à côté. Il hésita un peu, mais il vit mon cartable derrière son siège. Cela le rassura sans doute. Il me laissa passer. Je sortis en direction des toilettes. Il me suivit du regard quelques instants. J’entrai effectivement dans les toilettes. J’ouvris très grand le robinet pour qu’il entende l’eau couler. Quand il ressortit pour voir où j’en étais, il vit seulement ma jupe et mes cheveux voler au vent. Je courus à perte d’haleine jusqu’au bord de la grande voie pour emprunter un taxi. Mais, mon argent de poche se trouvait dans la trousse dans mon sac d’école. Je repris ma course jusqu’à quelques pas de la maison. Mon beau-père attendait dehors. Il s’inquiétait sans doute de mon absence de la maison à cette heure-là. Il vint vers moi à grands pas. J’étais trempée de sueur. Il ne me posa pas de questions dans l’immédiat. Je rentrai prendre une bonne douche. Il m’attendait dans ma chambre. Je ne portais rien sous la serviette. Il m’en débarrassa d’un tour de main. Cela m’excita comme jamais auparavant. Son arbre de vie défiait toutes les lois de la pesanteur, dressé à l’horizontale, de désir et de plaisir. Le reste ne fut que l’accomplissement de ce que nous avions préparé depuis ma tendre enfance. Quand nous revînmes de notre voyage dans le lointain, ma mère était arrêtée toute droite devant la porte que nous n’avions pas pris la peine de fermer. J’entendis seulement mon beau-père crier. Puis, je reçus une vague de sang dans le visage.

Ma mère mourut en prison. J’ai continué ma vie dans un centre d’accueil pour orphelins que je n’ai quitté qu’après l’obtention du bac, parce que les religieuses qui le tenaient ont dû regagner leur pays à cause de la crise de 2002. »

Ma femme me secoue vigoureusement.

– Mais, que t’arrive-t-il? Tu es complètement hors d’ici.

– Excuse-moi! Je n’ai pas dormi toute la nuit durant. Nous avons veillé au chevet d’un ami qui a piqué une crise d’AVC. Je n’ai pas voulu te réveiller en pleine nuit pour t’informer.

– Ah! Je le connais?

– Oui, il était à notre mariage. Mais, il te serait difficile de donner un visage à son nom. Il se nomme Ange Kossa.

– Non, je ne vois pas. Va-t-il mieux au moins?

– Oui! Il est revenu à lui. Mais, cela laissera des séquelles physiques sur sa personne.

– Je suis désolée, mon chou. Je vais te préparer un bon bain et ensuite, un bon petit-déjeuner.

Elle me donne un long baiser sur le front et sort, rassurée. Je me rappelle ce que m’a dit Christelle concernant la prostitution sous le toit. Ma femme serait donc une prostituée, tout comme les nombreuses autres femmes du même statut? Christelle est méchante.

Par Irié BOLIBI, Le Prince de Laboll

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