MATÉRIEL, QUAND TU NOUS TIENS !

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Aujourd’hui, à l’ère de la mondialisation et des technologies, une autre forme d’évaluation humaine semble être née dans nos sociétés africaines: nous sommes ce que nous sommes par rapport à ce que nous possédons. Ce processus par lequel les relations entre les nations sont devenues interdépendantes et ont dépassé les limites physiques et géographiques qui pouvaient exister auparavant, a-t-il pris l’ascendant sur notre vie sociale ? Ce désir de plus en plus marqué des populations de découvrir d’autres cultures et de partager avec d’autres nations a-t-il eu raison de nous ?

Amasser le maximum de biens matériels est devenu une condition sine qua non de pouvoir, de puissance, de respect et de considération. Le mensonge a pris le pas sur la vérité qui peine à s’imposer dans le monde dans lequel nous évoluons.

Notre monde se déshumanise de plus en plus, alors que nous rêvons tous de bonheur, de convivialité, de joie et d’amour. Ce goût effréné pour le superficiel nous emmène parfois à oublier l’essentiel: l’amour véritable de son prochain. Les valeurs telles que l’hospitalité, la reconnaissance, le partage, l’honnêteté, l’éthique, qui faisaient jadis la fierté de nos sociétés africaines, ne sont plus célébrées. Elles semblent être remplacées par ce qui est désormais la norme dans les sociétés dites modernes: l’individualisme, l’égoïsme, le non-respect des traditions jugées caduques, la jalousie, etc.

Ce tourbillon de destruction, rien n’y échappe. Les familles en pâtissent. Nous assistons ici et là, impuissamment, à des bouleversements irréversibles, les déchirures et à la haine inutile. Ce sont des situations auxquelles sont confrontées parfois même des personnes d’une même fratrie. On  assiste à des divisions en cascade. Ne dit-on pas que la famille est le noyau, le poumon, le socle de la société. C’est pourquoi, comme une plante a besoin de soins pour s’épanouir, la famille a besoin du même traitement pour exister.

Par ailleurs, cette nouvelle manière de voir semble s’imposer aussi dans tout ce que nous faisons et disons: « Tu n’as rien, tu n’es rien, tu n’as rien, tu n’as jamais raison ».

Avec une telle perception des choses, ce n’est plus la pauvreté qui tue mais plutôt la volonté du puissant, l’abus de pouvoir. La plupart de ceux qui ne travaillent pas encore ne souffrent pas seulement de cette situation, mais surtout du manque d’amour, de l’abandon, des frustrations allant parfois jusqu’aux railleries. Ce manque de considération totale parce qu’on n’a encore rien, voilà ce qui tue !

Au vue de tout ce qui précède, tout homme se doit de semer le grain de l’harmonie, de la tolérance dans son entourage afin de préserver l’amour au sein des relations humaines. Ces dernières se doivent d’être fortes et enrichissantes, afin de garantir le dynamisme de toute société.

Par Dr Assemien Viviane épse Adiko

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