L’HYMNE NATIONAL DE CÔTE D’IVOIRE TRADUIT EN NOUCHI

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Le nouchi ou le créole ivoirien est une combinaison de la langue française et de plusieurs langues de Cote d’Ivoire,  principalement le Malinké ou Dioula. Il était à l’origine parlé par des jeunes citadins mal scolarisés ne maîtrisant pas  le français. De la langue des petits voyous, le Nouchi est devenu une des langues les plus prisées de Côte d’ivoire. Ainsi, il est utilisé par presque toutes les composantes  de la vie culturelle : les comédiens, les musiciens… Malgré le manque de volonté des autorités pour sa structuration et sa vulgarisation, cette richesse linguistique et culturelle fait son petit bonhomme de chemin. Certains artistes se l’ont approprié au point qu’il est devenu leur principale langue de communication. C’est le cas de Nash, une  artiste musicienne qui vient de traduire l’hymne national de la Côte d’Ivoire en Nouchi. Nous vous proposons donc cette traduction afin de permettre aux NOUSSI de saluer le drapeau ivoirien avant d’aller au djôssi.

L’ABIDJANAISE EN LANGUE GOURO

L’ABIDJANAISE EN NOUCHI

Voici mon gbô dougou sans dégbahure ! (Salut ô terre d’espérance !)
Glôki de tous les soutralys. (Pays de l’hospitalité.)
Tes kokas gbés de tous les cracrahures, (Tes légions remplies de vaillance,)
Ont reguigui ta djidjité. (Ont relevé ta dignité.)

Tes fris, gopio Côte d’Ivoire, (Tes fils, chère Côte d’Ivoire,)
Fans djobeurs de ta doungbahure, (Fiers artisans de ta grandeur,)

Tous en gbonhi pour que tu djafoules, (Tous rassemblés et pour ta gloire,)
Vont te kpata dans l’enjaillement. (Te bâtiront dans le bonheur.)

Fros Ivoiriens, le glôki nous kpokpo (Fiers Ivoiriens, le pays nous appelle)
Soyons djawlys, si nous frayassons dans la blêmou (Si nous avons, dans la paix, ramené la liberté,)

Toufassons le sans-kaba Notre wé est de zié en viémôgôni (Notre devoir sera d’être un modèle)
Sans se dégba pampandra à la gbohité (De l’espérance promise à l’humanité)
En magnérant, foule dans la siance nikélé (En forgeant, unis dans la foi nouvelle,)

Le djassa de djidji frêssanhité. (La patrie de la vraie fraternité.)

Texte : Nash (artiste musicienne)
Retranscription : André Silver Konan (journaliste-écrivain)

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