LES CHRONIQUES DE BATEINTÉ: DE «L’INGRATO-POLITITUDE» EN CÔTE D’IVOIRE

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Le 18 mai 2005 à Paris, lorsque sous la houlette du Président Bédié du PDCI et de Monsieur Ouattara Alassane du RDR, se créait le RHDP, rien ne présageait un horizon autant morose de notre politique 14 ans plus tard. Ces deux grands partis se vouaient le grand amour et marchaient vers la même destination, à savoir celle de la prise du pouvoir dans les urnes en 2005. Les conditions n’ayant pas été réunies, ces élections auront finalement lieu en 2010 où cette alliance viendra à bout du parti du Président Laurent Gbagbo.

Des 600.000 voix présumées volées à Monsieur Bédié en passant par des résultats de la CEI proclamés dans une chambre de passe et au diable qui aura inspiré des hommes de droit à dire le non droit, on ne cessera jamais de le dire, plusieurs circonstances ont donné vraiment droit à chaque parti de contester la victoire de l’un sur l’autre. Mais après tous ces rapports de forces, la réalité a permis à Monsieur Ouattara Alassane d’occuper le fameux fauteuil. Yako aux 3000 qui ont voté pour l’amélioration de leurs conditions de vie et qui ont eu droit à une fin atroce de leurs vies.

LA POLITIQUE JUSQUE DANS LA SAUCE : DIARRHÉE À L’HORIZON ?

Je me rappelle bien qu’un article de leur contrat de Paris demandait un soutien du candidat le mieux placé au second tour. Cela a compressé la colère de Monsieur Bédié qui n’a pas voulu porter un coup d’état à cette alliance en revendiquant ces voix-là, et a donné les consignes de vote qu’attendait son partenaire. C’était l’époque de la confiance, de la fraternité, des grand-frère et petit-frère.

Mais comme le vrai politicien de la terre d’Éburnie, une fois au pouvoir, on démontre qu’on vient juste après Dieu, qu’on a le pouvoir absolu, qu’on peut faire et défaire, qu’on peut détruire et construire […]. Juste après la prestation du serment à l’allure d’un carnaval dans la ville natal du Vieux, des acteurs clé de la victoire vont tomber un à un. Ce sont au crépuscule, Anaky Kobenan puis quelques années après Gnamien Konan. S’en suivra Francis Wodié, puis le jeune homme qui a été le chimiste tout craché de cette victoire. Faut-il rappeler les prouesses du petit gros étudiant qui n’a jamais eu un stage et qui a pu acheter tant d’armes pour désorganiser un régime? Il a été celui qui a offert gracieusement des titres d’identité gratuits aux Ivoiriens à un moment où l’économie n’avait de rôle que payer les fonctionnaires. L’enfant là a joué rôle même, wallaye!

POLITIQUE IVOIRIENNE : APRÈS L’APPEL, LA GROGNE DE DAOUKRO

Alors, qu’elle a été le péché de Monsieur Bédié et son parti politique pour qu’on assiste à un tel acharnement sur ses proches, sur ses militants actifs, sur ses enfants? Parce qu’ayant refusé d’être toujours le porte-sac d’un autre qui n’a pas vraiment envie de lui rendre le tiers de la monnaie? N’est-ce pas le rôle d’un parti politique responsable de lutter pour son accession au pouvoir? Où est le mal donc? Ahia !!! L’appel de Daoukro était donc une parole de daïkoman? OK, j’ose croire. Mais si tel est le cas, quand un ivrogne t’a sauvé la vie, il est important quand-même qu’on le lui rende lorsque la mort rôde autour de lui. C’est aussi ça le bon sens non? Certains me diront, pas en politique! La politique serait donc devenue de l’ingrato-polititude sous nos cieux?

Mais diantre! Hier, c’était des actions pour décimer de force le PDCI qui refuse sa mort volontaire. Mille assignations en justice. Mais c’est le parti de Dja, et comme les morts ne sont pas morts, là où il se trouve, il a un regard protecteur sur son bébé de paix pour notre pays.

Ensuite viendront les nombreuses persécutions politiques.

  • – Jean Louis Billon va libérer le tabouret, ce tabouret à lui-même puisque électif, la présidence du conseil régional du Hambol. Le tourbillon de la haine a eu raison de Billon.
  • – Jean Philippes Ezalé va libérer le tabouret de la SODEXAM et celui de la mairie de sa ville. On le juge de trop filer pour Bédié.
  • – Noël Akossi Bendjo sera contraint de libérer le tabouret dans la municipalité du Plateau. Le Vodou mériterait mieux ce post. Il faut lui frayer le chemin. Il fera ses Noëls désormais dans le pays de Chirac, paix à son âme.
  • – Séraphin Kouassi, président de la jeunesse du PDCI, interdit de parler aux jeunes et devra se terrer dans l’oasis de la mutité pour faire sa politique.
  • – Aujourd’hui Mangoua Jacques, président du conseil régional du Gbêkê qu’on jette dans la prison non loin du centre culturel Jacques Aka pour avoir dénoncé et battu à platte couture les candidats RHDP de notre région aux régionales.

Les moins courageux ont très vite renoncé à leur conviction. Ils sont devenus ces nouveaux convertis qui prêchent mieux que le prête tout en insultant la tradition qui les a vus naître. Cette tradition, leur tradition, leur PDCI et leur Président Bédié qui leur ont tout donné et on fait d’eux ce qu’ils sont.

Bref, l’émergence c’est dans 3 mois exactement, à la veille des joutes de 2020. Chacun veut faire le choix du meilleur candidat. Je ne pense pas que dans les critères de choix, l’ingratitude ait le coefficient le plus élevé.

Chers politiciens, vous êtes avertis et le peuple saura vous le rappeler dans les urnes. Pourvu que le nouveau compteur de voix désigné hier ne nous répète pas le scénario de 2010. L’atmosphère est encore lourde et l’horizon d’obscurantisme est bien pesant. C’est Dieu qui donne le pouvoir. Le peuple a plus besoin de vie, de liberté, de paix et de cohésion que de ponts à péage et de goudrons qui se dégradent quel que soit le temps. Posons donc les jalons d’une paix durable pour qu’en 2020, le candidat sortant soit à l’investiture du candidat élu.

Par BATEINTÉ, L’Attoungblan très très piailleur

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