LE GOUVERNEMENT DOIT VEILLER AU BIEN-ÊTRE PHYSIQUE, MATÉRIEL, PROFESSIONNEL, INTELLECTUEL ET MORAL DES TRAVAVAILLEURS.

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Cette histoire de la CMU (Couverture Maladie Universelle) aurait eu une réponse satisfaisante immédiate, si de part et d’autre on accordait de l’importance à la vie des travailleurs du public. Cela semble ne pas être le cas. Et ce n’est pas la première fois. En effet, chaque fois que le gouvernement doit prendre des mesures ou initiatives pour le bien-être de ses agents et employés, les choses ont toujours mal tourné ou ont été faites avec une négligence sciemment organisée.

Le déblocage des salaires a traîné en longueur et laissé des stigmates profonds dans la vie de nombreux travailleurs qui se demandent jusqu’aujourd’hui au plus profond de leur être, ce qu’ils ont pu faire pour être amputés d’une bonne partie de ce que l’État leur devait. Le SDA, le stock des arriérés, est payé en monnaie de singe, de sorte qu’il est quasiment impossible d’en tirer profit et réconfort, sans compter que pour en bénéficier, il nous a fallu remuer ciel et terre, pour de l’argent qui nous est légalement dû.

Les différents concours professionnels exceptionnels de promotion, que le gouvernement a lui-même lancés pour biaiser les accords de mise en œuvre d’un cadre consensuel pour appliquer le profil de carrières, ridiculisent les enseignants admis, affublés de titres ronflants et creux qui rabaissent leur qualité et insultent les nombreuses années passées au service de l’éducation, de l’instruction et de la formation des Ivoiriens.

Les ACE (Adjoint au Chef d’Établissement), promotion 2011, ont dû recourir à l’arbitrage de la cour suprême pour être reconnus et établis dans leurs droits. Je me demande même s’ils seront un jour nommés chefs d’établissements. Et la liste n’est pas exhaustive.

Et voilà que vient s’ajouter à ces nombreuses humiliations des travailleurs l’épisode tragique de la CMU. La MUGEFCI est-elle obligée d’être la vache à lait de cette assurance santé destinée normalement à des groupes socio-professionnels qui n’en ont pas? C’est simplement absurde. On impose des béquilles à des personnes qui ont leurs jambes en très bon état et on en prive les invalides. Apparemment, il y a eu un accord entre la MUGEFCI et l’État. Cet accord est contre nous.

Je dirais plutôt que l’État a réquisitionné la MUGEFCI pour alimenter les manques à gagner de la naissante CMU dont la mise en pratique bute sur une société dont les grands pans ne sont pas organisés de sorte à se faire prélever dans un schéma comme celui de la CMU. Ce travail préliminaire n’a pas été fait, surtout dans le milieu rural et agricole et le secteur des activités libérales où exercent en grande majorité les Ivoiriens. Si cela n’est pas corrigé, la CMU sera un boulet au pied de la MUGEFCI qu’elle finira par tuer.

Quand le singe est gras, on le voit rien qu’à regarder dans ses paumes. Les cris de détresse qui fusent de partout montrent l’incertitude dans laquelle nous lance l’aventure CMU-MUGEFCI. Le gouvernement doit être courageux pour reculer et repenser la stratégie de fonctionnement et de mise en marche de la CMU. Reprendre son épouse répudiée ce n’est pas de la débauche. C’est reconnaître simplement qu’on s’est trompé sur son compte.

Par Irié BOLIBI, Le Prince de Laboll

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