LE BAISER MORTEL DU CORONAVIRUS: UNE OCCASION DE RACHAT? (2ème Partie)

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LA CRISE DU CORONAVIRUS OU LE PRIX À PAYER PAR TOUS

Depuis quelques mois, un petit virus tient toute une planète en respect, obéissance et soumission. La sentence est sans appel: tous, nous sommes vulnérables: riches, pauvres, noirs, asiatiques, américains, européens, africains. Certes, dès le départ les noirs ne semblaient pas vulnérables, selon des informations révélées par les médias et, même s’ils ne pouvaient y échapper, leur vie ne serait pas trop en danger grâce à un certain nombre de facteurs: composition génétique, environnement, etc. Mais avec les dernières évolutions, en l’occurrence la mort de l’honorable Marie-Rose Compaoré, 2ème vice-présidente de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, il est clair que l’épée de Damoclès est prête à décapiter tout le monde. Personne n’est épargné. Et les rues de la capitale économique de la Côte d’Ivoire en sont un témoin vivant. La méfiance, la peur et le désespoir ont fini par gagner les plus rebelles.

LE BAISER MORTEL DU CORONAVIRUS: UNE OCCASION DE RACHAT? (1ère Partie)

LE POINT DE VUE D’UN SOCIOLOGUE

Le sociologue et philosophe Edgar Morin, analysant la crise sanitaire mondiale, avoue que «le confinement peut nous aider à commencer une détoxification de notre mode de vie» et que «cette crise nous montre que la mondialisation est une interdépendance sans solidarité».

Partant donc de ce fait, il s’interroge sur le principal enseignement que l’on peut tirer de la pandémie du coronavirus. Pour lui, la crise liée au coronavirus nous montre que la mondialisation est une interdépendance sans solidarité. Nous pouvons donc nous en rendre compte, le mouvement de globalisation a certes produit l’unification techno-économique de la planète, mais il n’a pas été capable de converger les peuples vers une entente parfaite. N’est-ce pas là un leurre de croire tout naïvement que nous formons un? En effet, depuis le début de la globalisation, dans les années 1990, guerres et crises financières ont sévi. Les périls planétaires, écologiques, nucléaires, économie déréglée, ont créé une communauté de destin pour les humains, mais ceux-ci n’en ont pas pris conscience.

Pour lui donc, le virus éclaire aujourd’hui de manière immédiate et tragique cette communauté de destin. En prendrons-nous enfin conscience? s’interroge-t-il. Faute de solidarité internationale et d’organismes communs pour prendre des mesures à l’échelle de la pandémie, on assiste à la fermeture égoïste des nations sur elles-mêmes, conclut-il.

La crise du coronavirus sonne donc comme un appel à une solidarité internationale dépouillée de toute hypocrisie morbide. Nous sommes tous conscients que nous devons vivre dans un monde plus solidaire. Mais passée cette crise, l’humanité retiendra-t-elle la leçon? Le futur nous le dira. Pour l’heure, les gens deviennent plus coopératifs, y compris les chauffeurs de warren que je rencontre chaque matin en allant à mon service; car chacun a le sentiment d’être vulnérable et que son existence est liée à celle des autres. Cet inconnu dans lequel nous sommes plongés a mis tout le monde est dans le même bateau-monde.

Suite: LE BAISER MORTEL DU CORONAVIRUS: UNE OCCASION DE RACHAT? (3ème Partie)

Par Dr. YAPI Michel

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