LA RÉPUBLIQUE CONFINÉE 2. LE VENTRE N’EST PAS UNE POUBELLE: LE TAMPICO DE LA DISCORDE

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J’ai appris à mes ministres une chose, que le ventre n’est ni une poubelle, ni un sac dans lequel on doit emmagasiner tout ce qu’on trouve, car tout ce que nous avalons n’est pas forcément bon pour notre santé. Petit, j’étais habitué à la vie modeste, donc pas d’excès. J’apprendrai plus tard que l’excès est un péché. Fort heureusement, je ne pouvais m’adonner aux excès, et comme si je le savais, même quand j’avais cette possibilité, mon ventre me l’interdisait toujours: le mélange de nourriture pouvait me causer un mal de ventre insupportable durant trois jours. À la maison, tout était calculé au millimètre près, et certaines fois, c’est l’eau qui était mon dernier recours.

LA RÉPUBLIQUE CONFINÉE 1: DE LA NAISSANCE DE LA RÉPUBLIQUE DES CONFINÉS

Cette culture, cette habitude qui consiste à consommer une seule nourriture, même quand il y a une variété de nourritures, je veux l’enseigner à mes ministres. Ils sont ce qu’ils sont. Mais avec Dieu comme guide, on peut les aider à grandir en sagesse et en intelligence afin d’être des modèles dans leur milieu. Dans l’éducation d’un ministre, je recherche toujours des valeurs en tant que président de la république: le respect, la soumission, l’obéissance, l’amour, le partage, l’acceptation de l’autre, la considération, la tolérance, l’écoute, la bienveillance, l’empathie, etc.

Un matin, mon ministre des affaires étrangères insiste pour que je lui achète du tampico. Je déteste ce produit que je trouve très toxique. Je lui dis: «le ventre n’est pas une…», et elle termine: «…poubelle». Mais elle insiste. Alors, je lui réponds ceci: «Madame la ministre, le président n’a pas d’argent.»

Elle me regarde un moment et me dit: «Président, ne dis pas que tu n’as pas d’argent, sinon tu n’auras pas réellement de l’argent hein!» Je reste silencieux un moment, la fixant parce qu’elle vient de me donner une vraie leçon spirituelle. Et elle insiste une deuxième et une troisième fois. Je lui dis: «Je t’ai bien saisie, j’ai de l’argent». Et là, avec un sourire aux lèvres et des yeux lumineux, elle sourit et me dit: «Puisque tu as l’argent, il faut payer mon tampico.»

Suite: LA RÉPUBLIQUE CONFINÉE 3: LE SACRIFICE DU PRÉSIDENT

Par YAPI Michel

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