LA PHILOSOPHIE DU DOS ET LA MASTURBATION INFANTILE

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Selon l’ethnologue Pierre Erny, le port à califourchon sur le dos peut provoquer une sensibilisation de la zone génitale de l’enfant. Et la psychanalyse nous apprend que, avec la sensation de plaisir produite par les excitations mécaniques, l’enfant apprend à se satisfaire de son propre corps. Par le mouvement de resserrement des cuisses, il connaît la satisfaction de la zone génitale. Son attitude est autoérotique.

La révélation de la sexualité infantile choqua et fit scandale, lorsque, en 1905, Freud osa parler de sexualité infantile. Il s’attaquait ainsi à ceux qui pensaient que la sexualité ne se produit qu’à la période pubertaire. Pour lui, en revanche, la sexualité commence dans l’enfance et doit être dissociée de la reproduction.

LA PHILOSOPHIE DU DOS : LE DOS DÉSEXUALISÉ

Contre le dos, l’enfant, cet ange pas si innocent, se frotte le clitoris ou le pénis. Les mouvements de ses pieds et son sourire joyeux seraient la preuve d’orgasme ressenti, dans le dos. Peut-être que les filles clitoridiennes sont celles qui ont souvent joui de cette manière dans le dos ? Et les éjaculateurs précoces, ceux qui abusèrent du frottement dorsal ?

Au XIXe siècle, des théologiens soutinrent que la masturbation nous conduisait en enfer ; des médecins ajoutèrent qu’elle faisait pousser des poils dans les mains. Heureusement, on est revenu de cette folie anti-masturbatoire. Dans les années 1970, la sexothérapeute américaine Betty Dodson organisa des cours d’anatomie et de masturbation à l’intention des femmes. On a ainsi compris que la masturbation adulte contribue à l’enrichissement de l’imaginaire érotique, à une meilleure connaissance de son corps et du plaisir.

En appréciant davantage son corps, on ne le perçoit plus comme un ennemi mais comme un complice. En s’aimant soi-même, on est mieux armé pour développer des relations sereines avec les autres. Et c’est dans l’enfance, pour ce qui nous concerne ici, à califourchon sur le dos, que l’enfant apprend, par autoérotisme, cette connaissance du corps, du plaisir érotique et de l’amour. L’enfant est vraiment le père de l’homme.

Par BOA Thiémélé Ramsès, Professeur des Universités

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