LA PHILOSOPHIE DES CHEVEUX: COIFFURES ET JEUX DE LANGAGE

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«L’étude des jeux de langage est l’étude de formes primitives du langage […]» Wittgenstein

Qu’appelle-t-on coiffure? C’est une manière d’arranger les cheveux selon le pays et la mode. En philosophie on dirait que c’est un agencement de la chevelure selon un espace et un temps. Par ailleurs, c’est le résultat de donner un ordre aux cheveux en vue du beau capillaire. Ainsi reconnaîtrait-on une coiffure selon un ordre sous-jacent qui en constitue l’essentiel. Le premier Wittgenstein en philosophie du langage parlerait de logique. Cet archétype de la pensée tyrannisant le langage.

Le second Wittgenstein avec les jeux de langage vient compléter le premier. Pour lui, il ne faut pas réduire le langage à la logique mathématique. Car le langage sert surtout à communiquer. De même pour nous, il ne faut pas réduire les coiffures à un certain ordre hors d’elles qui leur donnerait sens. Elles sont à comprendre dans un contexte culturel précis, dans la praxis, l’usage. Elles servent également à communiquer dans leur pluralité diversifiée. Depuis l’Égypte noire pharaonique jusqu’à nos jours, les coiffures renseignent sur ceux ou celles qui les portent. Elles communiquent à autrui, peu importe l’ordre, ce que nous sommes. Je parle ici de l’appartenance à un peuple, à une caste, à un rang social, à une génération, etc. Près de nous définir, elles sont loin de se laisser définir par un élément unique.

La coiffure se caractérise par la variété et l’hétérogénéité de ses usages. Une coiffure ne se laisse pas définir par un certain ordre flou mais dans la praxis. La culture dans laquelle elle germe, l’époque dans laquelle elle fleurit sont ce qui la rend compréhensible en tant que coiffure. Par conséquent, on peut dire que forme de vie et coiffure sont indissociables.

Par LOPOA Bi Kouamé

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