LA PALMERAIE, VILLAGE GASTRONOMIQUE À ABOBO

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Abobo-Baoulé est un quartier de la commune d’Abobo (la plus peuplée de la Côte d’Ivoire). C’est dans ce pseudo-village qu’on trouve La Palmeraie. Un petit « campement gastronomique » bâti sous une plantation de vieux palmiers. Ici, une pléthore de restaurants rivalise avec les habitations. Découverte.

L’architecture de chaque bâtisse épouse la forme des constructions traditionnelles en pays baoulé. Les maisons sont faites en bois. Leurs contours sont revêtus de feuilles de palmier, séchées tissées. Les toitures, soutenues par des piliers en tronc de rônier ou en bois local, sont chapeautées de papaux. On retrouve, par endroit, quelques rares constructions en dur. Ce qui fait le charme de La Palmeraie, et lui permet de drainer du monde, ce sont les petits restaurants qui, aux heures d’affluence, ne désemplissent pas.

Dans ce lieu, les journées sont illuminées par le rayonnement du soleil. Les soirées sont adoucies par le couché du soleil, qui cède alors sa place au clair de lune, car il faut savoir que l’endroit n’est pas électrifié.

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Comme au village !

Ce paradis gastronomique est le QG de certains riverains, mais, en particulier, de nombreux Abidjanais, nostalgiques des ambiances festives du village. « À défaut de se rendre au village, on vient passer du bon temps et retrouver des habitudes et réflexes du village autour d’un repas », lance un visiteur entre deux bouchées de riz.

La cuisine est typiquement locale et se fait avec des ustensiles traditionnels. De la « soupe de Cabri » à « la sauce (à base de) graine (de palme) », tout le monde trouvera ici ce qui lui convient. La soupe de gibier reste le mets le plus prisé à la palmeraie. Même si on n’en trouve plus… enfin, officiellement. (Pour cause d’Ébola, la vente de la viande de brousse a été interdite).

Les plats sont à la portée de toutes les bourses. « À partir de 500 francs CFA, vous pouvez manger. Cet endroit est pour tout le monde. Les riches et ceux qui ont peu de moyens. Tout le monde peut s’offrir une petite détente à La Palmeraie », indique E. Kouamé, restauratrice depuis de nombreuses années.

En matière de boisson, les clients ont une large gamme de choix. Des boissons gazeuses au vin importé en passant par les liqueurs. Mais aussi et surtout le « Bandji ». Ce vin de palme est le plus apprécié, à cause de son goût sucré et son coût relativement bas (500 francs le litre en moyenne). De fait, le « Bandji » demeure la boisson numéro 1 à La Palmeraie.

De la musique et plus…

Les visiteurs de La Palmeraie assistent (toujours) à des prestations musicales de quelques artistes. Ces derniers distillent des sonorités musicales du répertoire folklorique issue de la Côte d’Ivoire profonde. Les pourboires distribués, ça et là, constituent l’essentiel de leur rémunération. On retrouve également un espace reggae au milieu de ce campement. Chaque jour, plusieurs disciples du « King Bob Marley » se retrouvent dans leur « enclave » rasta.

Par ailleurs, des opérateurs économiques y ont construit quelques hôtels. Ceux-ci visent une clientèle bien particulière : les « adeptes » des chambres de passe. 2000 F CFA. C’est le prix pour la passe d’une heure.

Par Jacques KOUAO

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