LA FEMME… CETTE «MOINS QUE RIEN»… POUR LES HOMMES

0 37

Obtenez des mises à jour en temps réel directement sur votre appareil, abonnez-vous dès maintenant à Attoungblan.net.

Dédicace spéciale à ZILO, ma défunte mère.

Je ne vais pas toucher à votre foi et à vos croyances, en général dogmatiques. Je n’évoquerai aucun verset biblique ni aucun livre Saint. Je n’évoquerai pas non plus vos cultures. J’ai découvert une chose que l’un des monuments du rythm’n’blue américain, la Super star mondiale, roi du Jerk, James Brown, « Mister Dynamite » a résumé en cette phrase: « THIS IS A MEN’S WORLD » : « Ce monde est celui des hommes ». Pas parce que les hommes sont les seuls à peupler la terre, mais juste parce que le monde est taillé par les hommes à la mesure des seuls hommes.

Les cultures du monde entier, les croyances, partout, les religions du monde, font des femmes des citoyennes de seconde zone. Le formatage psychologique est imparable: ce serait par décrets divins que la femme ne serait qu’une aide pour le tout puissant mâle sans aucun droit de parler, de se plaindre, de s’asseoir en public, de se laisser guider par ses pulsions naturelles, d’avoir une sexualité en dehors de la satisfaction de la libido du mâle et j’en passe. Qui peut alors contester la parole de Dieu ?

Le conditionnement social lui interdit de manger certains types de viande, de montrer ses atouts en société… Le conditionnement psychologique, disais-je, lui confère ou la confine dans des rôles dédiés, en général domestiques: la cuisine, l’éducation des enfants, l’entretien de l’homme et de sa libido et la prise en charge psychologique des problèmes de toute la famille.

Oui c’est l’organisation sociale, me dira-t-on. L’homme a aussi sa croix à porter. Il dessine les plans de sécurité physique de la famille, pourvoie à la nourriture et aux autres besoins des siens. Mais quittons les images qui nous sont ramenées depuis les stations spatiales et descendons dans la plèbe. Regardons les choses de près. Regardons dans nos villages et villes.

Soixante-dix pour cent de la charge du ménage repose sur la femme. Elle est toujours levée avant l’homme. Je ne parle pas des paresseuses. Elle commence son travail avant l’aurore et n’arrête de travailler que quand tout le monde dort. Elle distribue les rôles, partage la tâche, met la main à la pâte. Elle s’occupe des enfants et s’occupe du père et de tous les gougnafiers que le père prend sous son toit. La nuit, elle est copieusement grimpée comme un cheval, au mépris royal de sa santé.

Le must ultra nec, la cerise sur le gâteau, son cœur peut rompre d’angoisse, de jalousie, d’amertume, de tristesse, de pleurs, on s’en fout. De toutes les façons, la femme, ce n’est pas un être humain. Alors qu’elle a le devoir de se préserver pour son homme, lui peut courir la gueuse en toute impunité. […] Pendant que son mari, comme un animal qui n’a aucun contrôle sur sa libido, peut sortir avec toutes les femmes qu’il rencontre, elle n’a pas le droit de se plaindre. C’est comme ça!

LES FEMMES AFRICAINES HIER, AUJOURD’HUI ET DEMAIN (1ère Partie)

L’homme peut la tromper. Mais elle, non. Son corps est trop sacré. Le corps de l’homme, lui a une sacralité qui peut être foulée aux pieds par n’importe quelle gamine. Pas grave. C’est un droit exclusivement masculin, le droit de tromper. Ah, il est hors de question que la femme puisse faire comme les hommes. Elle peut se faire enceinter par un autre mâle et ça, ce n’est pas bon pour la descendance. Il ne faut pas mélanger les sangs.

Oui, le cœur de la femme est en béton armé. La femme n’a pas été conçue pour ressentir des émotions. Oui, Dieu l’a conçue comme l’instrument de satisfaction des seuls plaisirs de l’homme. Ça, c’est dit en français politiquement correcte. À Adjamé, on dit: «Mousso, c’est quoi? C’est pas l’homme.» Alors, au fil des ans, pour la désigner, le vocabulaire populaire de mon pays foisonne de termes: la daille, le gomi, le bois, la stecky, la go, la gnagne, la gnimbrel …Et nos enfants de continuer: le way, la mousso et des meilleurs.

La constante, c’est que toutes ces dénominations, involontairement, réduisent la femme à « rien », à un simple objet. Le conditionnement, le formatage psychologique est si bien fait que les enfants héritent de ce mépris pour la femme dès le bas âge. Ceci est alimenté par une vision erronée de la parole de Dieu et des valeurs culturelles approximativement connues et appliquées. Le conditionnement psychologique est si bien réussi que la plupart des femmes se considèrent comme des gens de valeurs insignifiantes qui ne peuvent se définir que par rapport aux hommes.

Ainsi, pendant qu’un homme célibataire endurci et chronique n’est pas critiqué, la femme qui vit dans la même situation est vue et se voit comme une personne qui est forcément de mauvaise vie et qui a besoin de délivrance. Quand un mariage a échoué, c’est forcément la faute à la femme, qui n’a pas su prendre soin de son homme. Un couple n’arrive pas à faire d’enfant, ne cherchez pas loin. Le problème c’est la femme! Un homme trompe sa femme, la cause en a été identifiée depuis des siècles. C’est sa femme qui ne le satisfait pas sexuellement, elle a un trop gros sexe dans lequel le pauvre mari flotte…

Un homme peut chercher cent femmes, il est un don Juan à qui il arrive juste de se tromper de femme. Une femme trompe son mari? Inadmissible. C’est une criminelle qui peut incendier tout un pays et mettre plusieurs peuples en conflit. Vous pouvez compléter cette liste. Finalement, c’est demain soir que je vais vous montrer que la femme n’est ni l’égale, ni la moitié, ni la supérieure, ni l’inférieure, ni la propriété, ni l’esclave de l’homme.

Par Djo Frédéric ZAHBI
Psychothérapeute et Éducateur Parental
Thérapeute de couple et Coach de vie
07652927 ou 01383851

Commentaires
Loading...
%d blogueurs aiment cette page :