LA DÉFORESTATION PREND DE L’AMPLEUR : LE CENTRE DE LA CÔTE D’IVOIRE EN DANGER !

0 94

Obtenez des mises à jour en temps réel directement sur votre appareil, abonnez-vous dès maintenant à Attoungblan.net.

Les variations actuelles du système climatique sont liées aux forçages naturels (éruptions volcaniques, activité solaire), mais aussi aux émissions de gaz à effet de serre générées par les activités anthropiques (combustion des énergies fossiles, modification de l’utilisation des terres, etc.). Au menu de ces activités anthropiques, figure en place de choix la déforestation.

En Côte d’Ivoire, le phénomène de déforestation est une réalité. Bénéficiant d’une générosité naturelle jusqu’à l’obtention de son indépendance le 7 août 1960 avec près de seize (16) millions d’hectares de forêts, ce pays de l’Afrique de l’Ouest ne dispose, de nos jours, que de quelques espaces forestiers estimés à deux (02) millions d’hectares. Le Centre du pays est une zone gravement touchée par la déforestation. Les feux de brousse, l’exploitation forestière, la fabrication anarchique de charbon de bois, l’exploitation minière, etc., en sont les principales causes.

Les feux de brousse

Chaque année, pendant la saison sèche, le feu se déclenche n’importe où pour ravager la savane et quelques portions boisées disséminées çà et là. Il peut être aussi provoqué par un mégot de cigarette jeté dans les herbes sans être écrasé pour éteindre le feu qu’il contient, un feu allumé au champ non éteint ou un feu allumé par un ou des chasseurs de rats ou d’autres rongeurs, etc. Les dégâts sont énormes : la destruction de champs (manioc, café, cacao, palmier à huile, anacarde, …), de récoltes (ignames, maïs, …) et, quelque fois, la perte en vie humaine.

CÔTE D’IVOIRE: UN DÉSERT ÉMERGENT À L’HORIZON 2035

L’exploitation forestière

Des exploitants forestiers entrent clandestinement dans des icebergs forestiers pour abattre des essences recherchées. Ils peuvent aussi être guidés par des propriétaires autoproclamés qui sont en réalité des usurpateurs.

La fabrication de charbon de bois

Des personnes, sur invitation de quelques individus (fils de la région) assoiffés du gain facile, abattent les arbustes de la savane pour fabriquer du charbon de bois.

L’exploitation minière

Sur cette question, Monsieur Nanfaya a publié un article vraiment impressionnant et digne d’intérêt dans la mesure où il retrace la voie empruntée par un groupe de fossoyeurs pour dérober les richesses souterraines de Bocanda et détruire le couvert végétal ivoirien.

Les inconvénients de ces agissements

L’inconvénient le plus remarquable est la raréfaction des pluies dans le Centre du pays. Cela entraîne les mauvaises récoltes, la famine, l’allongement de la saison sèche, etc.

Des propositions de solutions

Pour lutter efficacement contre ces agissements qualifiables de délinquance avérée, il est primordial que les chefferies villageoises prennent leurs responsabilités dans la surveillance stricte et quotidienne des espaces forestiers dans leur zone d’administration. Elles doivent arrêter ou faire arrêter les contrevenants pour que la végétation reprenne ses droits. Elles doivent sensibiliser les jeunes à éviter de transgresser les règles établies dans le village et les impliquer davantage dans les activités entreprises pour le bonheur de tous. Envisager le reboisement et la création de forêts classées serait un acte utile à la reforestation.

Les hommes politiques doivent éviter d’abuser des villageois en se cachant derrière leur aura pour poser des actes répréhensibles dans leur zone d’intervention. Ils doivent appuyer les chefferies dans la recherche de solutions durables aux problèmes cruciaux qui se posent aux villageois en général et à ceux du Centre de la Côte d’Ivoire en particulier. Qu’ils n’attendent pas la période électorale pour distribuer quelques billets de banque et quelques bouteilles de liqueur puis disparaître après leur élection pour revenir cinq ans après pour faire une nouvelle campagne. Non ! Non ! Et nooonnnn ! Plus jamais ça ! Les villageois ne sont pas bêtes et ils les observent et tirent des conclusions très justes après avoir beaucoup réfléchi. Qu’ils s’engagent résolument dans le développement du Centre. Des encouragements à ceux qui le font déjà à Yamoussoukro, à Dimbokro, à Bocanda, à Daoukro, à Bouaké, à Botro, etc. Que ceux qui dorment encore prennent le train en marche car l’émergence ne tombera pas du ciel. Elle résultera des actions de tous, à commencer par son village natal.

Par Djlagny

Commentaires
Loading...
%d blogueurs aiment cette page :