INTRODUCTION À UNE « LITTÉRATURE CELLULAIRE » IVOIRIENNE (15ème Partie)

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2. DE LA « LITTÉRATURE CELLULAIRE » : CONCEPT ET UTILITÉ SOCIALE

2.1. Du concept de « littérature cellulaire » : un bref historique

2.1.1. Une littérature numérique en miniature (1/4)

Si l’on entend par littérature au moins l’« Ensemble des œuvres écrites auxquelles on reconnaît une finalité esthétique », la littérature est possible partout où l’écriture et la lecture sont praticables. On peut alors comprendre qu’il n’y ait pas un support unique valable pour le texte littéraire et que de « tout temps, la littérature [ait] entretenu des relations avec les nouvelles technologies de son époque », chaque nouvelle technologie apportant de la valeur ajoutée à la création littéraire. Le développement de l’imprimerie a permis ainsi l’apparition de nouveaux genres littéraires comme le roman de chevalerie ; la poésie sonore est née de l’utilisation directe du magnétophone comme outil de production de texte et d’autres technologies ont été utilisées en littérature visuelle comme le photocopieur, la photographie, etc. (Bootz, 2006).

INTRODUCTION À UNE « LITTÉRATURE CELLULAIRE » IVOIRIENNE (14ème Partie)

L’utilisation du support informatique qui est à l’origine de la littérature numérique s’inscrit dans cette évolution naturelle. La littérature numérique désigne donc « toute forme narrative ou poétique qui utilise le dispositif informatique comme médium et met en œuvre une ou plusieurs propriétés spécifiques à ce médium. » (Bootz, 2006). Comparé à l’ordinateur, le téléphone portable est un support bien modeste de par sa taille et la technologie mobilisée pour le rendre fonctionnel et utilisable; il n’en est pas moins un « médium », c’est-à-dire un « moyen de communication » qui, à sa façon, autorise tout à la fois la transmission et la visualisation d’une information mais également sa genèse et sa transformation (Bootz, 2006).

Notre démarche consiste à mettre en parallèle le téléphone portable et l’ordinateur par rapport aux « propriétés spécifiques » du médium utilisées par la littérature numérique et au regard du « dispositif de communication » mis à contribution, l’objectif étant de ne pas nous arrêter à un simple syllogisme pour expliquer la « numéricité » de la « littérature cellulaire »: « la littérature cellulaire est une littérature qui utilise le support numérique, le cellulaire est un support numérique, donc la littérature cellulaire est une littérature numérique ».

La question, si cette assertion est vraie, est de savoir comment se matérialise ce caractère numérique à la dimension du téléphone portable. Notre principale référence dans cette réflexion est Philippe Bootz (2006) à travers ses « Basiques » de la littérature numérique. D’après cet auteur, certaines propriétés spécifiques importantes du support informatique utilisées par la littérature numérique sont, pour ce que nous voulons retenir ici, l’interactivité, l’ubiquité et le feed back, la compatibilité et la complexité. Quant au dispositif de communication, il concerne le dispositif de l’œuvre et le rôle prépondérant qu’y tient l’écran.

Suite: INTRODUCTION À UNE « LITTÉRATURE CELLULAIRE » IVOIRIENNE (16ème Partie)

Par Dr DJANDUÉ Bi Drombé, Version originale achevée en septembre 2013

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