INCERTITUDES !

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Cohortes de courtisans, verbe acéré, volontairement blessant, regard flottant, au supplice du temps.

Hordes de mendiants, gueules ouvertes, langue pendante, pendue à toutes les friandises, propos flatteur nécessairement méchant.

Bandes de partisans, verbe orageux, mains armées, intentionnellement violents.

Horizons brumeux, ciel couvert de nuages épais. Soleil à l’éclipse. Regards perdus dans mille interrogations insatisfaites.

Angoisses, doutes, craintes, menaces, peurs et mort à la fin. Tout semble se faire dans une folie inéluctable.

INCERTITUDES.

Et ils s’y plaisent.

Ils se plaisent dans cette atmosphère de cœurs tendus, de visages perdus dans le doute permanent.

Le lever du soleil, le midi du soleil et le coucher du soleil. Chaque jour la même angoisse.
Et ils s’y plaisent.

Ils se plaisent à nous voir mourir de peur. Ils se plaisent à nous exposer à l’incertitude du lendemain. Ils se plaisent à faire des zombies sans âmes. Des fantômes animés d’une vie fugace volatile, volée et violée.

Et nous autres, complices de notre mort programmée. Parce qu’ayant chacun de nous, choisi son camp, parce qu’ayant chacun de nous appelé à sa propre mort. Nous autres coupables de ne savoir dire non, de ne pouvoir former le vrai camp d’en face, de ne vouloir dresser le mur qui stoppe leur avancée meurtrière contre nous.

INCERTITUDES !

Le temps est à la peur, la peur nourrie par la peur de l’autre. Nous sommes pris dans notre propre engrenage, parce que nous nous mentons à nous-mêmes. Nous surestimons leurs forces, parce que nous minimisons nos forces, face à la force de la déraison. Pauvres malheureux, manipulés par un groupuscule de fanatiques, qui jouent avec nos peurs. Qui jouent sur nos peurs. Qui exploitent nos peurs, contre nous. Nous si nombreux.

INCERTITUDES.

Le temps est au sang qui monte, au sang qui gonfle, au sang qui coulera certainement. Parce qu’on l’aura choisi. Comme nous choisissons de porter le glaive contre nous, parce que nous nous faisons des proies faciles pour ces prédateurs de paille, ces guerriers de pacotille, ces hommes qui n’en sont que par notre peur. Pourquoi autant de fois devons-nous craindre pour mourir, mourir de notre propre peur ? De quels droits doivent-ils prendre notre vie, notre quotidien, en otage, pour des raisons qui nous desservent ? Pourquoi doivent-ils nous tendre la corde qui nous suspend et nous pend ensuite ?

 INCERTITUDES !

À l’expérience, aucun d’entre eux ne nous aime. Voyons nous-mêmes ! Depuis combien de temps nous tiennent-ils en prison, dans des prisons à ciel ouvert ? Qui nous apporte-t-il le salut annoncé par un camp ou l’autre ? Ils nous tournent en ridicules, en bourriques au gré de leurs intérêts. Deux contre un. Et le tout est joué. Et nous ? Au milieu chaque fois de ce jeu, de ce schéma qui se refait. Toujours deux contre un. Mais, avec des recompositions, qui utilisent les mêmes pièces tout simplement. Deux contre un, au gré du temps. À l’appel des intérêts, des intérêts du moment. Et les acteurs qui changent de rôles. Mais, toujours les mêmes acteurs, les mêmes scénarios avec des variantes, des appellations nouvelles. Et nous, au milieu. Si naïfs. Portant l’arme qui nous tue. Tantôt à gauche. Tantôt à droite. Tantôt au milieu. Mais, toujours dans le mauvais rôle. Évidemment que nous avons le pire sort.

Par Irié BOLIBI, Le Prince de Laboll

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