HOMMAGE AUX VÉRITABLES AUTEURS DE L’ABIDJANAISE (HYMNE NATIONAL DE LA CÔTE D’IVOIRE)

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C’est le titre d’un livre de 135 pages dont l’auteur s’appelle René BABI. Il a été préfacé par le Prof. Zacharie Séry Bailly et publié en novembre 2013 par les Éditions Balafons (Abidjan), avec « l’aimable soutien du ministère de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs de la République de Côte d’Ivoire ». Je l’ai trouvé il y a environ un mois dans une librairie de la place et, parce qu’il situe le lecteur au cœur de l’histoire de la Côte d’Ivoire à l’aube de son indépendance, il m’a paru opportun d’en faire écho sur ce site dont le slogan se trouve être justement « Au cœur de la Côte d’Ivoire profonde ».

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Par ailleurs, à un moment où les responsables politiques actuels s’évertuent à promouvoir les symboles de la République que sont 1. Le président de la République, 2. L’hymne national, 3. Les armoiries, 4. Le drapeau et 5. La devise, rappeler la vraie histoire de l’Abidjanaise et honorer ses « véritables auteurs » peut être une contribution intéressante.

À propos de l’auteur, on peut lire en quatrième de couverture ce qui suit :

 

Né en 1947, à Dakouritro (Sous-préfecture de Lakota), René BABI est un autodidacte d’un genre très particulier. Il a effectué ses études primaires et secondaires à Lakota (1953-1957) et au Petit séminaire de Gagnoa (1958-1964). Il terminera exceptionnellement le cycle secondaire au Grand séminaire d’Anyama (1964-1965). Ancien agent de la BCEAO, ancien chef des Unités sociales à Man, ancien directeur du tourisme de la région des Dix-huit Montagnes puis de la région des Savanes, il est membre associé de l’institut d’Ethnosociologie de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody et le Consul du peuple Dida au sein de l’ONG Programme africain pour la réunification linguistique des ethnies (PARLE). René BABI est marié et père de dix enfants.

Et à propos de ses motivations, toujours en quatrième de couverture :

L’hymne national est un élément identitaire indispensable à l’existence officielle de tout pays souverain. C’est un élément primordial de la souveraineté étatique. Mais bien qu’exprimant la souveraineté dans sa meilleure expression, le ou les citoyens qui ont contribué à son élaboration méritent honneurs et reconnaissance. Pour avoir été dans « le secret des dieux » sur l’élaboration de l’hymne national de la République de Côte d’Ivoire, René BABI nous livre dans cet ouvrage sa part de vérité. Avec la publication de cet ouvrage-témoignage, il appartient désormais à qui de droit (s’il le veut bien) de rétablir définitivement la vérité sur la paternité de notre hymne national, cette vérité à laquelle le peuple de Côte d’Ivoire a droit.

Je me contenterai de transcrire avec la plus grande fidélité de larges extraits de ce livre-témoignage afin de les rendre aussi accessibles à travers les moyens modernes de consommation de l’écriture liés aux technologies de l’information et de la communication, mais en m’autorisant de corriger au passage des errata découverts ici et là. Je m’alignerai par conséquent sur la structure du livre telle que décrite dans la Table des matières (pp.133-134).

Avertissement 11
Avant-propos 13
Préface 21
Première partie : QUI SONT LES VRAIS AUTEURS DE L’ABIDJANAISE ? 27
Chapitre I : Prélude à la création de l’Abidjanaise 29
Deuxième partie : LE CHOIX DE L’HYMNE NATIONAL A NÉCESSITÉ UN CONCOURS PUBLIC 51
Chapitre II : L’abbé Pango refuse d’abord de prendre part à ce concours pour convenance personnelle 53
Troisième partie : LA QUALITÉ DE LA CONTRIBUTION DE L’ABBÉ COTY A ÉTÉ UN PLUS DANS LE SUCCÈS DU DUO DÉCLARÉ GAGNANT 59
Chapitre III : L’abbé Pierre-Marie COTY, le vrai parolier, momentanément spolié 61
Quatrième partie : MATHIEU ÉKRA ET LE PROBLÈME DE L’ABIDJANAISE 73
Chapitre IV : Pourquoi et comment a-t-il participé à ce concours ? 75
Cinquième partie : ÉTUDE COMPARÉE ET SYSTÉMATIQUE DES DEUX VERSIONS (PAROLES) DE L’ABBÉ COTY ET DE M. MATHIEU ÉKRA 83
Chapitre V : Les paroles de la version originale par l’abbé Pierre-Marie Coty 85
Chapitre VI : Les paroles (a posteriori) du député Ékra Mathieu 95
Sixième partie : LA RÉACTION DE LA FAMILLE PANGO 115
Chapitre VII : La nièce de feu l’abbé Pango monte au créneau 117
Chapitre VIII : Comparaison n’est pas raison, mais quelle similitude ? 121
Chapitre IX : L’abbé Pierre-Marie Coty a-t-il vraiment collaboré avec Mathieu Ékra ? 123
Conclusion 129

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AVERTISSEMENT, pp.11-12

Mes propos, que d’aucuns qualifieraient de dénués par endroits de tournures diplomatiques convenues, sont la réponse à l’art consommé avec lequel M. Mathieu Ékra (puisque c’est de lui qu’il s’agit) a voulu noyer la vérité dans le marigot boueux de la falsification de la jeune histoire postindépendance de notre pays, relativement à son hymne national.

Il n’est que de lire son interview à Frat-Mat an 38 et son opuscule intitulé « Lumière sur l’Abidjanaise » édité en l’an 2000, par CEDA, pour s’en convaincre.

À titre d’illustration de ce qui précède, il y a, dans cet opuscule, deux photographies très édifiantes sur les intentions de l’auteur : la première est une vue générale de la prison de Grand-Bassam où furent enfermés, en 1949, pour raisons politiques, des militants du PDCI-RDA. Par une flèche, l’auteur indique la cellule no 16 dans laquelle il dit avoir été incarcéré. Quelle relation avec les paroles de l’Abidjanaise qui doivent être affranchies de toute subjectivité afin de jouer dans la durée ? La seconde photo, c’est celle de sa tête, en médaillon, barrée de cinq lignes horizontales d’une portée de la clef de Sol avec, en filigrane, les premières notes de la musique de l’Abidjanaise : sol, si, la, sol, la, si, do, ré…

Malgré toute cette mise en scène pour disposer le lecteur à croire que c’est lui, l’homme politique, qui a écrit les paroles de notre hymne national, j’ai la conviction que tôt ou tard, la vérité finira par triompher de la contre vérité savamment entretenue.

Ce fascicule de 127 pages situera les uns et les autres sur les véritables auteurs de l’Abidjanaise. Ce qui, in fine, exorcisera notre pays des méfaits d’une injustice subie par celui qui s’est échiné à trouver des paroles adéquates voire prophétiques pour notre hymne national.

Il n’est jamais trop tard pour réparer une injustice, surtout lorsqu’elle est subie par un homme de Dieu : je veux parler de Mgr Pierre-Marie Coty.

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Ce sera le cas en 2015, et même sans doute avant. En effet, j’ai pu lire dans Le Sursaut du vendredi 24 juillet 2015 un article intitulé : « Paternité de l’Abidjanaise: Ouattara répare une injustice de 53 ans ». En voici un extrait fort éloquent:

Après avoir longtemps attribué la paternité de l’hymne national ivoirien à Mathieu Ekra et Joachim Bony, l’État de Côte d’Ivoire a reconnu son erreur et remercié les vrais auteurs que sont Mgr Pierre-Marie Coty et l’abbé Michel Pango. Lente comme la tortue, la vérité a fini par rattraper la supercherie. En témoigne la reconnaissance de l’État à l’évêque émérite du diocèse de Daloa, Mgr Pierre-Marie Coty, décoré dans le grade de commandeur de l’Ordre national, le 06 novembre 2013. Une gratitude qui lui sera réitérée le week-end dernier par Maurice Bandama, ministre de la Culture et de la Francophonie, représentant le président de la République. C’était à la faveur de la messe d’action de grâce de ses 60 années de sacerdoce à la paroisse catholique Notre Dame de l’Incarnation de la Riviera Palmeraie où le ministre a fait cette déclaration:

Le chef de l’État me charge de vous traduire à nouveau la reconnaissance de l’État car en plus d’être un homme de Dieu, vous êtes un homme de culture. Nous vous devons, à vous et à l’Abbé Pango, l’hymne national de Côte d’Ivoire

L’octogénaire n’a pas manqué de remercier le Président Alassane Ouattara pour cette injustice réparée.

Suite: HOMMAGE AUX VÉRITABLES AUTEURS DE L’ABIDJANAISE… de René BABI (Suite 01)

LA RÉDACTION

 

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