HOMMAGE AUX VÉRITABLES AUTEURS DE L’ABIDJANAISE… de René BABI (Suite 08)

0 216

Obtenez des mises à jour en temps réel directement sur votre appareil, abonnez-vous dès maintenant à Attoungblan.net.

Précédemment: HOMMAGE AUX VÉRITABLES AUTEURS DE L’ABIDJANAISE… de René BABI (Suite 07)

Troisième partie : LA QUALITÉ DE LA CONTRIBUTION DE L’ABBÉ COTY A ÉTÉ UN PLUS DANS LE SUCCÈS DU DUO DÉCLARÉ GAGNANT (pp.59-72)

Chapitre III : L’abbé Pierre-Marie COTY, le vrai parolier, momentanément spolié

d) Qui est l’abbé (ou Monseigneur) Pierre-Marie Coty ?

Comme les amis de mes amis sont mes amis, selon l’adage populaire, je ferai une connaissance plus approfondie de Monseigneur Pierre-Marie Coty, évêque de Daloa, en 1994. C’est en voulant illustrer un article de presse sur le défunt Père Pierre-Michel Pango que j’eus recours à lui pour avoir une photographie de son défunt confrère ; il me la fit parvenir avec un petit mot qui en disait long sur la qualité de leurs relations. C’est à partir de ce moment que je me suis rapproché de lui, en souvenir de l’abbé Pango, désormais notre ami commun. Lui aussi nourrira mes connaissances sur l’histoire de notre hymne national, leur œuvre commune.

Biographie

Né le 22 novembre 1926, à Anyama-Adjamé, fils de Julien Coty, charpentier et planteur et de Julienne Abo, ménagère.

  • 1935, élève à l’école catéchisme d’Anyama Zossonkoi ;
  • 1936 à 1940, élève à l’école primaire catholique Saint Paul d’Abidjan-Plateau (actuel Externat Saint Paul) ;
  • 1940, obtention du CEPE et retour au village
  • 1941 à 1942, vie villageoise et réalités du travail forcé ;
  • 1943 à 1948, petit séminaire Saint-Augustin de Bingerville ;
  • 1948 à 1955, grand séminaire Saint-Gall de Ouidah (Dahomey).

Vie pastorale

  • 19 juillet 1955, ordination sacerdotale à Bingerville ;
  • 1955 à 1958, vicaire et directeur d’école à la paroisse Saint Joseph de Memni ;
  • 1958 à 1960, professeur de français au petit séminaire de Bingerville, en classe de seconde.

Vie d’études

1940, obtention du Certificat d’Études Primaires Élémentaires (CEPE) ;

1949, obtention du Brevet Élémentaire au Dahomey ;

1960 à 1962, étudiant au Centre de Formation des Journalistes de la Rue du Louvre, à Paris.

NB : Je rappelle (Mgr Coty n’a pas souhaité qu’on en fasse cas) qu’au concours d’entrée au Centre de Formation des Journalistes, rue du Louvre, à Paris, il avait été classé premier sur 200 candidats en rédaction française. 40 seulement ont été retenus ; en plus, l’abbé Coty était, avec un jeune Malgache, le seul candidat africain de couleur noire à ce concours ; étonnés par la qualité de son travail, ses examinateurs ont voulu savoir où il avait fait ses études.

  • Étudiant à la CATHO de Paris (sciences sociales, chez les Jésuites) ;
  • Stage au quotidien catholique « La Croix » de Paris ;
  • 1963, retour en Côte d’Ivoire ;
  • Nommé vicaire général par son Excellence Mgr Bernard Yago, Archevêque d’Abidjan ;
  • Directeur national des Œuvres catholiques par la conférence épiscopale de Côte d’Ivoire ;
  • 1968 à 1975, Curé de la Paroisse Notre Dame du Perpétuel Secours de Treichville ;
  • Nommé Évêque de Daloa le 20 novembre 1975, par sa Sainteté le Pape Paul VI, il sera consacré le 4 janvier 1976 ;
  • Président de la Commission épiscopale des Moyens de communication sociale au niveau national et au niveau de la CERAO (Conférence Épiscopale pour la Région de l’Afrique de l’Ouest).

Depuis 2006, il a pris sa retraite, frappé par la limite d’âge, conformément au droit canon de l’Église catholique. Désormais, il est Monseigneur Pierre-Marie Coty, évêque émérite de Daloa.

Ses confrères de la Conférence épiscopale ivoirienne viennent de lui dédier un studio d’enregistrement pour les émissions télévisées de l’Église catholique de Côte d’Ivoire. Baptisé « Studio Monseigneur Pierre-Marie Coty », cet outil des médias catholiques est logé dans les locaux de la Paroisse Saint-Ambroise « Ma Vigne » d’Angré. Il a été inauguré le lundi 5 juillet 2010 par Monseigneur Joseph Aké, président de la Conférence épiscopale de Côte d’Ivoire, archevêque de Gagnoa.

C’est une juste reconnaissance des mérites de cet homme de Dieu, premier prêtre ivoirien à avoir fait des études de journalisme et occupé, pendant de nombreuses années, la présidence de la Commission épiscopale des Moyens de communication sociale.

Cette troisième partie du livre se termine par une : e) Copie de la partition musicale de l’Abidjanaise pour chœur à sept voix mixtes, en sol majeur (œuvre de l’abbé Pierre-Michel Pango) enregistrée sous le numéro A.L. 23512 (pp.69-72).

Suite: HOMMAGE AUX VÉRITABLES AUTEURS DE L’ABIDJANAISE… de René BABI (Suite 09)

LA RÉDACTION

Commentaires
Loading...
%d blogueurs aiment cette page :