HÉÉÉÉ UNIVERSITÉ FÉLIX HOUPHOUËT-BOIGNY!!!

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La politique, c’est comme caca de bœuf, le dessus est sec tandis que l’intérieur demeure humide. Quand ils sont arrivés au pouvoir après la crise post-électorale, l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) avait été fermée pour des travaux de réhabilitation. Les travaux terminés, il y a eu la réouverture. Les étudiants qui payaient 6000 F CFA pour l’inscription de la licence jusqu’au doctorat, se retrouvent face à une hausse de ces frais dans un nouveau système universitaire appelé LMD (Licence-Master-Doctorat). Le premier cycle paie 30.000 F, le second 60.000 F et le troisième 90.000 F. Les droits d’inscription ont augmenté mais, au fond, aucun travail conséquent n’a été fait à l’UFHB.  Juste de la peinture sur les murs, quelques toilettes rendues opérationnelles. Pas de WiFi.

En Afrique, et surtout en Côte d’Ivoire, le pauvre a toujours tort. Les gens ont fusillé l’État avec leurs yeux et ont bavardé dans les coulisses. Et tout le monde s’est tu. On paie seulement, mais les conditions déplorables dans lesquelles nous sommes formés n’intriguent guère les dirigeants. Puisqu’ils n’ont aucun de leurs enfants dans ces universités. Leurs enfants profitent de très bonnes formations dans de très bonnes conditions en Europe. Nous sommes comme du bétail à leurs yeux. Combien de fois les différents ministres de l’enseignement supérieur ont-ils été visité les étudiants pour échanger avec eux et connaître leurs préoccupations?

On nous avait promis des amphithéâtres climatisés avec des microphones pour permettre aux enseignants de bien dispenser les cours, mais hélas, nous faisons les cours dans la chaleur, et la plupart du temps sans micro. Les enseignants et étudiants souffrent énormément, mais les étudiants encore plus car l’enseignant ne se sent pas obligé de crier pour se faire entendre par les étudiants assis au fin fond de l’amphi. Très souvent, les amphithéâtres ne peuvent pas contenir tous les étudiants, certains s’assoient à même le sol, d’autres n’ont même pas accès à la salle bondée de monde.

DJOH, ALLONS AU « RWANDA » !

Les départements d’anglais, droit et lettres modernes sont obligés de faire des examens les dimanches car, les jours ouvrés, ils ne peuvent pas avoir des salles libres pouvant les contenir pour faire leurs examens. Ce qui est honteux, c’est quand notre ministre se met devant toute la nation pour dire que l’UFHB va très bien, que les salles sont équipées et que les étudiants prennent les cours dans de très bonnes conditions. Tellement l’État est préoccupé par des intérêts économiques, notre survie n’a pas d’importance à leurs yeux.

Il n’y a pas de police universitaire. Aucun contrôle aux différentes entrées et sorties. N’importe qui entre et sort comme il le veut. Comment concevoir qu’un étudiant régulièrement inscrit à la scolarité centrale et dans son département ne puisse pas avoir un accès libre aux  différentes toilettes, et doive payer 100 francs CFA pour déféquer ou 50 francs CFA pour uriner, comme si c’était un WC public. Je n’ai jamais vu le président de l’université rencontrer les étudiants et échanger avec eux. Pour le voir, il faut toujours attendre la rentrée solennelle.

Les quelques boursiers de l’université ne peuvent pas retirer leur argent sans être inquiétés. Il n’y a plus de chambres disponibles dans les cités, certaines chambres sont occupés par des pères de famille, qui ne sont plus étudiants, mais ils y résident toujours, les nouveaux venus ne peuvent avoir de chambres.

Monsieur le président de l’UFHB, nous vous supplions de chercher à connaître nos souffrances. C’est ensemble que nous pourrons sauver notre université et rehausser son image au plan international. Sinon, actuellement, nous ne faisons même pas partie les 200 meilleures universités d’Afrique, et cela doit faire réfléchir…

Par KOUASSI Souleymane Kouamé

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