« FRAPPER/FAIRE AHOCO » : LA FORCE D’UNE MÉTAPHORE

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Dans toutes les langues du monde, le sexe est à l’origine d’un grand nombre d’expressions et de formules savamment élaborées par l’esprit humain pour tenter de dire les choses sans les nommer. Car tel est le but du jeu : trouver les ressources nécessaires pour venir à bout du tabou et éviter ainsi de choquer les sensibilités, d’attenter à la pudeur. Tout y passe : euphémismes, métaphores, onomatopées, néologismes, gestes, signes, etc.

Les nouchiphones qui raffolent de ces tours de magie linguistiques ont créé depuis des décennies l’expression « frapper/faire ahoco » pour dire « se masturber ». La force de cette métaphore réside à la fois dans la similitude avec l’instrument de musique appelé « ahoco » et le geste de la main de l’artiste qui en joue.

L’« ahoco », explique-t-on dans Wikipédia, est un instrument de musique traditionnelle des Baoulé de Côte d’Ivoire, promu par l’artiste chanteuse ivoirienne Antoinette Konan. Il s’agit d’un simple bâton que l’on racle à l’aide d’une écorce de fruit séché et d’une coquille de noix aplatie.

La métaphore « frapper/faire ahoco », appliquée notamment à la masturbation masculine, se construit autour du rapprochement entre la tige ou le bâton strié et la verge en érection d’une part et, d’autre part, entre le mouvement de va-et-vient de la main servant d’un côté à produire le son et de l’autre côté à stimuler le plaisir sexuel. Difficile d’en dire plus sans risquer de jouir.

Par Dr. DJANDUÉ Bi Drombé

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