FENACMIS 2019 : SUR LE CHEMIN DU RETOUR (6ème Partie et Fin)

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Samedi 20 juillet 2019, à 5 heures 17 minutes, nous sortons de l’hôtel sous une fine pluie. Les voitures et motos sont rares. L’envie de retourner me coucher me tente mais je résiste à cette tentation car j’ai un important rendez-vous à honorer. À 5 heures 34, un taxi surgit dans l’obscurité. Grande est ma joie! Arrivé à la gare de la compagnie SBTA à 5 heures 49, j’ai la chance de trouver un car presque chargé en partance pour Abidjan. J’obtiens la première place à côté du conducteur grâce à la bonté du guichetier qui m’octroie cette faveur en raison de ma grande taille. À l’intérieur du véhicule, les sièges aménagés sont une torture pour les grandes jambes.

À 5 heures 55, le car démarre sous un jour encore noirci par une nuit rebelle refusant de disparaître. 6 heures 01 minute, le jour prend progressivement le pas sur les ténèbres. Cependant, la visibilité reste imparfaite. Dans le car, il y a une présence massive de femmes malinké identifiables à leurs vêtements.

FENACMIS 2019: L’ONG BRIGADE GEPECI (5ème Partie)

Devant le camion, je suis un observateur privilégié du mauvais état de la route reliant Agboville à Abidjan : nids de poule, montées, descentes, virages dangereux, voies rocailleuses par endroits… Ce matin, nous sommes seuls sur la route et nous avançons rapidement. 6 heures 11, nous atteignons Grand-Yapo et six minutes à peine après nous voici à Petit-Yapo. Et là, il me vient une idée qui turlupine depuis mon arrivée à Agboville. Pourquoi tant de localités dans l’Agneby-Tiassa sont précédées des adjectifs «petit» ou «grand»? Grand-Yapo, Petit-Yapo, Grand-Morié, Grand-Moutcho… Y a-t-il Petit-Morié, Petit-Moutcho? Que je n’ai pas vu? Des habitants résidents à Agboville expliquent que ces divisions naissent de conflits entre aîné et cadet au sein d’une même famille.

Très heureux de humer l’air frais matinal renforçant le léger brouillard, les contorsions de la voie atténuent notre joie et invitent à la sérénité. Ces sinuosités imposent un dialogue et une négociation constants entre le conducteur et le volant. Un mouvement à gauche et un autre à droite ainsi qu’un dernier tout en vrille pour garder l’équilibre. 6 heures 23, nous dépassons un véhicule de type 4×4 sorti de route dans un bas-fond.

Tout en savourant la nature encore verdoyante en pays abbey, les secousses du car rendent par moment difficiles mes prises de note sur mon téléphone. Cela serait impossible sur du papier avec un stylo. À 6 heures 26, la visibilité est plus accrue. Après des plantations de banane, d’hévéa et de palmier, on aperçoit des installations ressemblant à un péage à 6 heures 33 et, quelques minutes après, une imposante cimenterie à notre gauche baptisée: Ivory Diamond Cement. Avant cette entreprise, nous apprécions le début des travaux d’élargissement du tronçon. Cinq minutes plus tard, nous sommes au carrefour Anyama.

À 6 heures 42, nous apercevons le pharaonique stade d’Ébimpé suscitant admiration et fierté. 6 heures 43, on note une reprise de la fine pluie. 6 heures 48, nous sommes au carrefour N’Dotré et retrouvons Abobo, fidèle à sa réputation de zone pluvieuse et à son désordre jalousement entretenu: véhicules mal stationnés, embouteillages, gbaka, etc. 7 heures 04, nous atteignons la grande intersection de la Zone industrielle de Yopougon. Dix minutes après, voici le deuxième pont. Je descends sur l’autoroute juste au niveau de la bretelle qui mène au carrefour Siporex.

                                                                                                               Par Gildas KONAN

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