FϽWUNDI OU LA PAIX : L’HERITAGE DE NANAN BOIGNY (1ère partie)

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Quand cet homme charismatique exhortait les ivoiriens à la paix, au pardon et à la réconciliation, certains voyaient en ce geste une façon d’endormir la conscience du peuple pour confisquer davantage le pouvoir d’Etat. Cependant, il ne faisait pas que prôner ce mot. Il donnait un enseignement, une leçon de vie : “La paix n’est pas un mot, mais un comportement”. Autrement dit, la paix ne se limite pas à de simples et vaines déclarations d’intention, mais elle doit se concrétiser dans le comportement quotidien de l’individu.

L’auteur de ces paroles devenues désormais célèbres, et qui sonnent aujourd’hui comme une leçon de morale dans l’esprit des Ivoiriens, n’est autre que le Père de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire, affectueusement appelé l’apôtre de la paix, FELIX HOUPHOUET-BOIGNY. A sa disparition le 7 décembre 1993, l’Afrique venait de perdre un sage dont l’une des « armes » favorites était le dialogue. Il a su bâtir autour des 322 462 KM2, une véritable forteresse dont lui seul détenait le secret. Quelques remarques autour de sa vision permettent de comprendre son héritage.

 Houphouët,  l’intégration nationale et fɔwundi

Consolidation permanente, l’intégration nationale faisait partie intégrante des enjeux politiques du Père Fondateur. Elle prend en compte la diversité, la complémentarité, la solidarité et la foi en un destin commun.

Le Père fondateur voulait que l’Ivoirien transcende les particularismes géographiques, historiques, linguistiques, tribaux, religieux, pour faire du navire ivoire une nation moderne, forte et fière dans laquelle règne l’équité dans la justice et l’égalité de tous face aux charges et aux avantages du service public.

Sous le Père Fondateur, il était difficile de rester dans sa région d’origine pour exercer dans l’administration publique. Les affectations étaient tel que les agents de l’Etat étaient amenés dans leur majorité, dans des régions autres que les siennes. L’avantage a donc été la connaissance de l’autre, de sa culture, de sa façon de concevoir la vie et cela avait également donné plus de chance au métissage culturel, à l’amour et l’acceptation de l’autre avant que les démons de la démoncratie suite à l’avènement du multipartisme dans les années 1990 ne viennent déstabiliser les fondements de cette œuvre. 28 ans après, le constat est là.

JEAN PAUL II-HOUPHOUET BOIGNY

L’intégration nationale, c’était aussi les affectations des élèves dans les différentes régions du pays. Beaucoup sont devenus musulmans, chrétiens, etc. simplement par adoption. Nous étions encore lucides, car les démons de la politique n’avaient pas encore endurci le cœur des Ivoiriens.

Un baoulé ne trouvait aucun inconvénient à confier son fils à un Bété et vice-versa ; un Dioula ne trouvait aucun inconvénient à confier son fils à un Guéré et vice-versa ; un attié ne trouvait jamais d’inconvénient à confier son fils à un nordiste ou à un ressortissant du centre ou de l’ouest et vice-versa, car nous nous aimions.

N’était-ce pas là l’œuvre d’un grand un bâtisseur ? Cet enseignement que le Père Fondateur nous a laissé, qui est d’ailleurs une leçon de vie, doit encore nous habiter si nous voulons une société de paix, de convivialité et d’un vivre ensemble ou l’origine ethnique, sociale, l’appartenance religieuse ou politique sont mises entre parenthèses pour le bonheur partagé…

Video à voir: Félix Houphouët-Boigny Message de Paix du Président de Côte

Dr YAPI Michel

A suivre

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