ET SI ON SE DISAIT LES GBÈ ? (4ème Partie)

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Le salut de l’Ivoirien ne réside pas dans un parti politique.

J’étais encore étudiant en année de Licence. Je vivais en famille à la Riviera 3. Un responsable de parti politique nous avait approché pour intégrer son parti afin de nous insérer dans la fonction publique le moment venu. Sur le champ, je lui avais dit que je ne pouvais pas, que je ne pouvais pas adhérer à un parti politique car, quand ils sont au pouvoir, ils oublient ceux qui ont contribué à leur ascension pour ne recruter que leurs parents, amis, copines, etc.

En 2001, j’avais eu une autre proposition, me demandant d’inscrire mon nom sur la liste des cadres de chez moi, afin de me faire entrer à la fonction publique. Bien évidemment, j’ai rejeté l’offre. Ceux qui étaient venus me voir pour me faire la proposition ont finalement été recrutés à la fonction publique, au ministère de l’éducation nationale et au ministère de la défense. Mais moi, je ne voulais pas être redevable à quelqu’un de cette manière, car cela atrophierait mon cerveau et me réduirait au silence en cas de bêtise de mes bienfaiteurs : le péché rend faible, pour emprunter la phrase de mon ami et frère. Certains m’avaient pris pour un fou. Mais avec le temps, je me suis rendu compte que j’avais eu raison sur toute la ligne.

ET SI ON SE DISAIT LES GBÈ ? (3ème Partie)

La gestion du pouvoir par les trois grands partis : Pdci-Rda, Fpi et Rdr donne une idée de ce qui advient quand un groupe réussit à s’imposer. Les fameuses phrases comme « partage de pouvoir, c’est notre tour, les autres ont trop bouffé », etc., les querelles à n’en point finir, qui ont pour conséquence les crises à répétition, et dont la population est la plus grosse victime, les nominations dans les cercles familiaux proches des caciques du pouvoir m’amène à déduire, comme le journaliste André Silver Konan, que le salut des Ivoiriens ne réside dans aucun parti politique. La gestion du pouvoir d’État faisant appel au militantisme politique est une gangrène pour des nations qui visent le développement. Quand cette gestion s’installe, adieu la compétence, adieu la vision, et bienvenue le népotisme, l’incompétence, les vols, les mauvaises idées, les mauvais plans, etc.

La grande majorité des Ivoiriens qui ont géré le pouvoir d’État avec le président Félix Houphouët-Boigny ont joué sur la fibre de l’hypocrisie qui a sapé les bases de la cohésion nationale. La bonne gestion du pouvoir politique repose sur une bonne éducation à la base. Un individu ayant raté son éducation ne peut bien gérer une affaire publique, qui relève de l’objectivité. Or ce qui a été convenu de voir, c’est que nos politiques ont souvent une gestion clanique, ethnique des affaires. Et ce n’est pas une façon responsable de gérer un État.

Aujourd’hui, il nous faut des personnes bien éduquées, des patriotes, non des casseurs et des anti-cohésion sociale, pas des personnes qui distillent la haine pour monter un groupe d’Ivoiriens contre leurs frères ; il nous faut des individus qui ont l’amour de notre pays pour le gouverner afin de redresser toutes ces fraudes organisées depuis les hautes sphères. La politique a rendu sauvages les ivoiriens. Plus personne n’a peur de la mort, de commettre la pire des bêtises. Nous courrons à notre perte. Mais combien de personnes en sont conscientes, même dans le cercle très fermé de nos dirigeants ?

Suite: ET SI ON SE DISAIT LES GBÈ ? (5ème Partie)

Par Dr. YAPI Michel

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