ET SI C’ÉTAIT TON HISTOIRE? (3ème Partie et Fin)

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LES RETROUVAILLES…

Il décida de faire ses derniers aveux à son fils: «Mon fils, sache que je t’aime et que je suis très fier de toi, pardonne-moi pour tout le mal que je t’ai fait, j’aurais dû faire plus pour toi et ton frère, je vous ai séparés précocement de la chaleur maternelle, je vous ai privés de l’amour de votre maman. Là où elle est actuellement sachez qu’elle vous aime énormément. Par ma faute, vos marâtres vous ont maltraités durement. Pardonnez-moi afin que j’aille en paix.» Après ces aveux, le père rendît l’âme. Abdoulaziz poussa un cri tellement assourdissant que ses marâtres se précipitèrent dans la chambre d’hospitalisation de leur époux, elles le virent étalé raide mort. Pleures dans la chambre…

Après, le décès de son père, ses marâtres le traitèrent de sorcier, d’enfant de malheur. Selon elles, c’était Abdoulaziz le coupable de la mort de leur époux car s’il n’avait pas fui de la maison, son père ne serait jamais allé à sa recherche. Et il serait toujours vivant. Les parents du défunt, sans même savoir si les choses s’étaient passées ainsi, décidèrent de renier Abdoulaziz et son petit frère. Les deux petits orphelins étaient livrés à eux-mêmes. Sans abri, ils dormaient dans les maisons inachevées et se nourrissaient de tout ce qui leur tombait sous la main.

ET SI C’ÉTAIT TON HISTOIRE? (2ème Partie)

Leur mère, après la séparation d’avec leur père, avait trouvé refuge dans la capitale chez son frère aîné. Elle fut informée du décès de son ex-mari et de la décision des parents du défunt de renier ses enfants. Elle informa son grand-frère qui travaillait à la SITARAIL. Celui-ci décida de l’accompagner pour aller chercher les enfants. C’est ainsi qu’ils partirent pour Sarala chercher les deux orphelins. Quand ils arrivèrent et se renseignèrent, on leur dit que les enfants se promenaient dans le village et souvent dans les villages voisins tels des chiens errants. Un petit garçon du village décida de leur indiquer là où ils se cachaient.

Quand la mère vit ses enfants sales, puants et très mal en point, elle s’effondra en larmes, son cœur était meurtri, son frère la consolait. Cependant, les deux enfants étaient indifférents face aux pleurs et lamentations de la dame. Ils ne la reconnaissaient pas. C’est quand elle prononça le nom de caresse qu’elle avait donné à Abdoulaziz, «mon prince», qu’il fut pris d’une vive émotion. Il se sentit brusquement en sécurité, il saisit la main de son petit frère et les deux coururent se jeter dans les bras de leur mère. Cette chaleur maternelle qu’ils avaient tant désirée était enfin à leur portée. Avec l’aide de son frère aîné, la mère conduisit ses enfants à Mankono où elle leur acheta de nouveaux vêtements et les fit bien coiffer. Ils étaient de nouvelles personnes. À la suite de cela, ils furent bien nourris. Sur la route du retour à la capitale, ils dormaient profondément, la tête posée sur les jambes de maman.

Une fois arrivés à la capitale, précisément à Treichville, à la cité RAN, là où habitaientt leur mère, son grand frère et sa famille. Les enfants ne tardèrent pas à se familiariser avec les autres enfants de la cour, ils se sentaient à l’aise. Et semblaient avoir oublié tout le cauchemar vécu. Maman était agente commerciale chez un Libanais et elle gagnait bien sa vie avec le salaire que lui payait son employeur. Mais, avec les deux enfants à sa charge, les choses devenaient plus compliquées. Son grand-frère décida donc de prendre en charge leur scolarité, et elle se chargeait de leurs soins.

Trois ans après, un homme demanda à prendre pour épouse la mère des deux orphelins. Elle ne voulait plus se remarier car elle avait déjà 44 ans. Mais après analyse et les conseils de ses enfants qui s’étaient déjà bien attachés à cet homme, elle accepta la demande en mariage. Le mariage fut célébré un 18 février. Elle offrait ainsi un nouveau toit et un père adoptif à ses enfants qui les aimait beaucoup, comme s’il était leur père biologique.

Par KOUASSI Souleymane Kouamé

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