LES NOUVEAUX MAÎTRES DE LA VILLE

0 15

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Voilà les nouveaux maîtres de la ville
Qui en ont poussé les fils à l’exil.
D’où nous sont-ils venus
Ces nombreux parvenus
Pour souiller notre vie
Et nous réduire à la survie ?
Ils ont seulement profité
Et exploité notre naïveté
Pour construire leur règne
Sur notre tête qui saigne.

Rapidement ils ont su notre division
Et ils y ont installé leur insidieuse vision
Pour baiser nos inutiles couilles
Qui pendent comme de vulgaires nouilles ;
Pendant que nous faisons les guignols
Tels de pathétiques pitres espagnols
Qui ridiculisent leur propre patrie
Pour d’insignifiantes gâteries.

Voilà notre glorieux exploit ;
Choisir comme emploi
De servir de complices
Au règne du grand vice.
Et tels des fils indignes
Nous voilà pris au piège
Du mal qui ici, a établi son siège
Et porte désormais nos propres insignes.

Oui, nous avons fait le nid de l’usurpateur
Qui a fait de nous des déserteurs
Et maintenant, pris de regrets hypocrites
À l’instar d’enfants bâtards
Qui prennent conscience en retard,
Nous nous trouvons un destin de patriotes.
Pourtant nous avons tous abandonné
En véritables fils traîtres
À nos nouveaux maîtres bien ordonnés
Le bénéfice de nos légitimes titres.

Mais, l’espoir est encore permis
Car nous semblons être remis
De nos étourdissements coupables
Qui nous ont rendus incapables
D’opérer un vrai discernement
Entre un léger égarement
Et un indigne désistement
Qui a conduit à notre embastillement
Au profit de nos ennemis
Que notre félonie a construits.

Par Le Prince de Laboll

Laisser un commentaire

A %d blogueros les gusta esto: