ÉCRIRE EN LANGUE IVOIRIENNE (15): HADJA, SI ON S’EST VRAIMENT PARDONNÉ, ON ATTEND LA SUITE… (1ère Partie)

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On était au quartier, Quartier Facebook Carrefour Coalition, plongés dans nos ‘affairages’ de fraude aux examens, problèmes de Mutuelle et consorts quand Hadja est venue nous trouver pour nous dire qu’elle va encore à la Mecque. ‘Encore’ parce c’est pas la première fois mais c’est pas tout le monde qui sait ça. Elle a demandé notre pardon, elle aussi nous accordait son pardon (!?!). Orrrrr! c’était bizarre, ça me faisait gninmou gninmou façon là. Certains amis voulaient soulever un discours de  » comment tu peux laisser crédit des gens sur toi pour dire que toi tu t’en vas à… », moi-même j’ai tapé sur leurs bouches. C’est comme ça ils ont tapé l’œil.

Quelques semaines après, à son retour, c’était le même quartier et le même grain mais on avait changé d’affairages et de buzz. On était sur mort et tentative de résurrection du chef chinois, clash normaliens contre contractuels recrutés… Mais ce que nous on a remarqué, c’est que avant de partir elle a pris le temps de faire son travail propre. Pour ne pas que derrière elle ici quelqu’un vienne dire c’est rentré ici c’est pas sorti là-bas, elle a verrouillé les syndicats, tranquille; proclamé ses résultats, au calme. Sans oublier SA mutuelle qu’elle a gérée, sans bruit, en dépêchant Tonton Aboulaye de Lakota pour aller valider.

Au début, on croyait que lui il avait tapé poteau alors que c’était mal le connaître. Moi, j’avais prévenu les anciens-là, je leur ai dit:  » les gars, votre mouvement vous êtes dedans là, est-ce que vous pourrez terminer? C’est vrai que petit là a joué un peu les malhos avec vous hein, mais on peut pas le descendre comme ça parce qu’il n’a pas violé la loi. Et puis vous savez que son derrière est soudé. Et ceux qui ont soudé son derrière là, eux ils jouent pas avec affaire d’élection. Élection, y a pas son petit chez eux. Quand rangba de ça là va commencer là, est-ce que vous pourrez siporter? Fhoummm… « 

Et puis quand tu voyais petit là même, tu sentais qu’il était serein dans sa gloire. Serein comme le petits-fils de la mémé vendeuse de gbozons (si les clients veulent, ils n’ont qu’à grouper sur les galettes-là, mais l’enfant sait que tant que c’est sa grand-mère qui dirige les opérations, lui sa part sera toujours calée). Donc j’ai parlé, ils m’ont pas écouté. Jusqu’à un beau matin, kpra! Ils ont cassé leur tabouret, et puis ils sont tombés gbrou!

C’est comme ça, quand Hadja est revenue, je ne sais pas si c’est son onction de 40 jours là, mais y avait même plus place autour d’elle. Fallait voir les nouveaux patrons mutualistes avec leurs nouveaux amis aussi qui peuvent pas sentir odeur de manger et puis passer là, mais qui sont jamais là où leurs camarades les attendent: sourires jusqu’aux molaires, bazin, vestes SuperTimor, vestes brillants-brillants… Ils étaient contents contents comme ça. Mais eux aussi je leur ai dit ohh:  » vos manières de manger n’importe comment, n’importe où, n’importe quand là, quand diarrhée de ça là va vous attraper, fhoummm…. »

Suite: ÉCRIRE EN LANGUE IVOIRIENNE (15): HADJA, SI ON S’EST VRAIMENT PARDONNÉ, ON ATTEND LA SUITE… (2ème Partie et Fin)

Par Mamadou TRAORÉ

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