DJ ARAFAT N’ÉTAIT-IL PAS DÉJÀ MORT ?

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DJ Arafat s’est affirmé dès ses débuts comme un artiste totalement indépendant, surtout iconoclaste. Il a dérangé également par son franc-parler qui frise la désinvolture. Cela lui a valu beaucoup d’inimitiés qui se sont parfois transformées en méchancetés. DJ Arafat a été censuré sur toutes les chaînes de la télévision radio ivoirienne, il a été censuré dans les émissions de jeunes et d’enfants, parce que pour beaucoup sa grande gueule et ses extravagances ne font pas une bonne image et un bon modèle pour l’Ivoirien nouveau en construction. La censure l’a suivi comme son ombre dans les émissions de concours musical, sur les chaînes de variétés musicales internationales, comme Trace et bien d’autres encore. Il lui restait seulement les réseaux sociaux, Facebook essentiellement.

DJ ARAFAT VICTIME D’UN GRAVE ACCIDENT DE MOTO

Pour un artiste de sa renommée, c’est presqu’une mort. Et il l’a vécu comme tel. Un roi sans royaume, malgré sa couronne, n’est qu’un symbole, un titre honorifique sans plus. Pourtant, tous ceux qui se pressent de lui rendre hommage aujourd’hui, savent que priver un artiste de la trempe de DJ Arafat de média audio-visuels est pire que lui ôter la vie. On a oublié que DJ Arafat est un artiste, un homme d’excès. Si ailleurs, on avait privé Johnny Hallyday, Bob Marley, Dicaprio, Depardieu, Belmondo et autres de leurs extravangances et excès artistiques, ils n’y auraient pas survécu pendant longtemps. Et ils n’auraient sans doute pas eu la carrière qu’ils ont eue.

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En Afrique, la censure est coutumière de nos habitudes. Tout ce qui n’est pas comme ce qu’on veut est mis sous scellé. Or l’art n’est pas toujours comme ce qu’on veut. Et bonjour la censure ; alors que l’artiste et la censure ne font pas bon ménage. DJ Arafat privé de partitions dans les média audiovisuels s’est tourné vers d’autres voies pour maintenir le contact avec son public, la Chine, comme il les appelait ces derniers temps. Il s’est cramponné à son autre passion : la MOTO. Et il y est allé à fond comme il le fait avec le coupé-décalé où ses pas et ses paroles sont à peine saisissables par les sens. Il lui fallait être écouté, admiré ou haï, peu importe. Il lui fallait être vu, entendu. Mais, ses sorties virulentes, le buzz qu’il créait et alimentait, ne comblaient nullement le grand vide que son absence sur les chaînes de télévision laissait dans sa vie d’homme public.

Alors il a franchi le dernier cap en appuyant sur le champignon pour échapper définitivement à la réclusion à ciel ouvert et reprendre le devant de la scène en entrant dans la légende avec la notoriété publique qui lui reste encore. ADIEU L’ARTISTE !

Par Le Prince de Laboll

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