DÉVELOPPEMENT DE LA RÉGION DU N’ZI : LA GÉRONTOCRATIE AU CŒUR DU DÉBAT

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En 1984, Ronald Reagan, candidat à un second mandat à 73 ans, déclarait : « Je ne ferai pas de l’âge un problème : je ne vais pas exploiter, à des fins politiques, la jeunesse et l’inexpérience de mon adversaire. » Le républicain retournait ainsi à son avantage ce qui, a priori, constituait un handicap. Et l’ancien acteur a été réélu.

À Cuba, Fidel Castro accède au pouvoir le 1er janvier 1959 après avoir renversé Fulgencio Batista et a rendu sa démission en février 2008. Il a passé 46 ans au pouvoir. Et pourtant, malgré son âge avancé, je n’ai jamais vu dans ce monde un président qui aurait pu réaliser les prouesses de Castro s’il s’était retrouvé dans la même situation.

FHB

Le premier président ivoirien, Félix Houphouët-Boigny, accède au pouvoir le 27 novembre 1960 et quitte ce même pouvoir le 7 décembre 1993, bien sûr, parce que la mort l’avait emporté. Pourtant, ses œuvres restent inégalées dans la sous-région ouest africaine et même tous ceux qui l’ont combattu à l’interne ne lui arrivent pas à la cheville en termes d’infrastructures économiques, d’atouts sociaux et politiques, de stabilité politique. Il suffit de faire une incursion au cœur de la Côte d’Ivoire profonde, comme le stipule si bien le slogan d’attoungblan.net, pour découvrir la grandeur de son œuvre.

En politique l’âge est l’argument le plus farfelu qu’un adversaire puisse utiliser contre un autre, car beaucoup de responsables jeunes se sont fait découvrir par les détournements massifs et les malversations. Le N’zi n’échappe pas à cette triste réalité.

En Côte d’Ivoire, les élections régionales qui se tiendront en 2018 agitent à nouveau la sphère politique. Peut-on gouverner à un âge avancé? A cette interrogation, les réponses varient toujours selon les affinités politiques : dans la région du N’zi, certains estiment que le président du Conseil Régional actuel est trop âgé. Est-ce un handicap ou une force ?

Notre région n’échappe pas à la polémique et les commentaires suscités sur les réseaux sociaux depuis au moins un an font rage. De même que le passé est très têtu et qu’il rattrape toujours, de même les réalisations le sont aussi. Certes, beaucoup d’injures sur les réseaux sociaux ont été proférées à son encontre, mais combien ont-ils approché le Conseil Régional et son premier dirigeant pour le confondre ? Combien ont-ils une idée des réalisations de cette structure ? Quels arguments peuvent-ils brandir pour avancer des propos aussi vagues et sans contenus réels ? Voici autant d’interrogations qui nous poussent à donner notre point de vue sur une stratégie politique au contenu vide : l’âge est un handicap.

La vraie question n’est pas la longévité au pouvoir. La vraie question est ceci : QUI EST CAPABLE DE FAIRE MIEUX ?

N’Guessan Koffi Bernard a une longue expérience qu’il a mise au service de la région du N’zi depuis son arrivée en politique. Son équipe actuelle est d’ailleurs en grande partie composée de jeunes, ses réalisations personnelles génératrices d’emplois sont un témoignage, et ce monsieur mérite d’être célébré.

Pour les observateurs de la scène politique dans le N’zi, certaines figurent méritent d’être respectées, pour leur constance et leur  fidélité. L’on se souvient de la série de crises qui a secoué le PDCI-RDA au plus haut niveau depuis les années 1990, tant au plan politique national qu’à l’intérieur du parti d’Houphouët-Boigny. Cette crise s’est amplifiée après le coup d’État quand le président Bédié a été contraint à l’exil par des militaires à la vision courte. Les appétits d’une frasque programmée s’étaient mis à bouillir dans le cœur de tous les traitres.

Beaucoup ont démontré leur versatilité, leur manque de courage et leur lâcheté face à l’incertitude qui avait envahi la population. Beaucoup de politiciens qui tentent vainement de donner une leçon de bonne conduite dans notre région, ont dû sauter de parti politique en parti politique, dans le but d’assurer leur quotidien et leur sécurité financière.

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C’est en cela que monsieur N’guessan Koffi Bernard est à féliciter, car il a été l’un des remparts dans la grande division et la débandade qui se serait emparée du parti dans notre région s’il n’avait pas existé. Le PDCI-RDA est resté intacte, malgré l’incursion de l’UDPCI lors des dernières législatives.

Monsieur N’guessan Koffi Bernard est un homme d’allure calme, qui cadre sur ses principes de rigueur et de respect de la communauté qu’il a décidé de servir de son propre chef. Contrairement à lui, beaucoup de politiques de notre région traînent derrière eux les germes de la haine, de la division, et des fausses promesses qu’ils ne tiendront jamais si par hasard, ils prenaient les commandes du conseil régional. Beaucoup que je vois traîner dans les bars climatisés n’ont d’appétits que parce qu’ils sont prêts pour des détournements afin de se pavaner les samedis dans les boîtes de nuit avec des minettes. Où est cette jeunesse responsable prête à poursuivre le développement dans notre région et proposer à nos parents ce que les autres n’ont pu réaliser?

À suivre…

Par Yapi Michel

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