CÔTE D’IVOIRE : LA CEI ET LE BAL DES PETITS ESPRITS

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Pour nous, la définition simplifiée de la maturité, c’est la responsabilité. Et cette responsabilité implique que face à une situation chacun assume sa part de responsabilité et tire les leçons qui s’imposent pour construire.

Mais visiblement, dans la politique ivoirienne, cette responsabilité manque souvent à tel point que pour toute situation, on fait recours à la responsabilité collective. Et le comble, on ne tire aucune leçon du passé. Voilà tout le mal.

Après la grave crise que nous avons connue en 2010, nos politiques choisissent délibérément de prendre des raccourcis en lieu et place d’une volonté politique réelle alors que nous sommes à un tournant décisif de notre histoire.

Nos dirigeants préfèrent jouer avec les mots. Et avec le feu. À la réforme de la CEI (Commission Électorale Indépendante), préconisée par la Cour africaine de justice, ils ont préféré une pâle recomposition. Et notre gouvernement soutient que cette recomposition est conforme à la décision de la cour. À une consultation large et constructive, ils ont préféré la consultation sélective. Finalement, on se retrouve avec une institution qui souffre d’une malformation congénitale.

ILS JOUENT ENCORE AVEC LE FEU

Et la contestation recommence tout juste parce que la base du processus de cette « réforme » n’était pas solide. On a construit un grand château avec des piliers en argile. Des partis politiques exclus, des organisations importantes de la société civile négligées.

Pour nous, cette manière de faire ne va pas dans le sens de l’apaisement. Nous demandons au gouvernement de prendre en compte les revendications des populations, des partis et des organisations de la société civile pour aboutir à la construction d’une paix durable.

La Côte d’Ivoire vient de loin, alors avant de poser toute action qui engage la vie de ce pays, il faut regarder dans le rétroviseur. Nous n’avons plus le droit d’engager la vie de la Côte d’Ivoire dans des élections sans mettre en place les conditions préalables pour assurer la sécurité et la sérénité afin de redonner confiance aux peuples.

Avec 15 membres dont 1/3 représentant l’État et le parti au pouvoir et les autres 2/3 répartis entre les Organisations de la société civile et les partis d’opposition, nous estimons que cette composition est déséquilibrée et ne répond pas à nos aspirations. Il faut exclure les partis politiques de la CEI. On ne peut pas continuer d’être sur le terrain de jeu à la fois en tant que joueur et en tant qu’arbitre.

Par GNAMIEN Attoubré Lipec

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