COMMENT NOS DIRIGEANTS DÉTRUISENT L’ÉDUCATION DE NOS ENFANTS ?

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Lors d’une formation à la DREN le vendredi 22 novembre à 9 heures, j’ai été attiré par une préoccupation concernant l’exploitation des enfants. Les directeurs des études avaient été convoqués pour le noircissement et lors des échanges, le DREN s’est mis à nous faire un cours magistral digne d’un défenseur de la cause des enfants en milieu scolaire. Alors, j’ai été amené à poser une préoccupation concernant le balayage de la cantine par les enfants, et le nettoyage des assiettes et verres après que les femmes les ont lavés dans une école qui dispose d’une cantine. Le DREN ne me laissa pas terminer et m’interrompit en ces termes: « Ça ne se fait pas. Ce n’est pas normal. Les textes sont clairs. Ils condamnent cette forme de travail des enfants. Si tu veux, après la formation, passe à mon bureau je vais te remettre ces textes pour que tu prennes connaissance. »

Je reprends alors la parole pour lui demander de me laisser aller au bout de mes idées, mais l’homme restait campé sur sa position, décidé qu’il était à imposer sa vision des choses, en bon chef africain. Je lui répète que je veux aller au bout de mes idées. Il me dit, « Ok, je t’écoute ». Alors je lui dis, «J’en ai fini ». Il insiste pour que je parle mais je lui répète que je ne dirai plus rien. Il se lève, vient vers moi et me dit ceci : « Dis-moi ce que tu veux». Je lui répète que cela ne valait pas la peine dès lors qu’il ne voulait rien entendre, que ce n’est pas en aparté qu’on va en parler car je voulais donner ma position officielle. Il retourna s’asseoir et la séance reprit de plus belle.

À la fin de la formation, je vais voir le DREN pour lui dire que j’ai besoin des textes. Il me dit ceci : « Donne-moi ton numéro je vais t’appeler pour que tu viennes les chercher car je n’ai pas ça au bureau. » Avant d’ajouter : « Mon petit, ça fait 35 ans que je travaille et c’est peut-être le double de ton âge. » Là je ne l’ai pas religieusement écouté mais j’étais décidé à lui donner une vraie leçon de dignité: « Monsieur, j’ai 47 ans, je suis enseignant à l’université. Vous savez, je ne peux pas être d’accord avec vous, par éducation, et aussi par le simple fait que je ne peux pas participer à la destruction de la socialisation de nos enfants. »

SILENCE, ON FORME DES GÉNÉRATIONS DE « VRAI OU FAUX ».

Seriez-vous heureux de voir votre fille de 18 ans ne pas savoir faire la cuisine ? Il répond par la négative. Je poursuis. Pourquoi vouloir forcément détruire nos enfants ? Qu’est ce qui se passe au juste ? Dites-moi monsieur le DREN, le contenu des activités de la coopérative n’est-il pas plus aliénant et exploitant pour les élèves ? Mettre un enfant à l’école à deux ans n’est-il pas aussi une forme d’exploitation ? Monsieur, j’ai fait l’Europe. Aujourd’hui, certains établissements envoient leurs élèves en brousse pour leur apprendre à faire des bacs et autres activités liées à la vie en campagne, leur montrer les plantes, leur inculquer une éducation sociale, qui sied à leur environnement car beaucoup se sont rendus compte que les programmes sont destructeurs pour leurs enfants. Mais pourquoi c’est ici que vous vous comportez de la sorte…

Sur ce, l’homme baisse le ton : « Tu sais quoi, je suis d’accord avec toi sur tous les points que tu évoques. Toi et moi sommes les mêmes, avons la même vision. Mais le problème, nous sommes des exécutants. Ici-là, c’est comme un camp militaire. D’ailleurs, les dossiers sur lequel nous travaillons, tout a été financé et fait en Europe. Alors quand des gens vous financent, et qu’en retour ils vous demandent d’entreprendre des réformes, qu’est-ce que vous pouvez faire si ce n’est qu’appliquer ce qu’ils vous demandent ? »

Cette histoire est un fait réel permet de comprendre combien notre Afrique souffre et assiste impuissante, à sa destruction sur tous les plans: spirituel, culturel, moral, social, économique, politique, etc. Notre administration est bourrée d’ignorants en costume et cravate, qui ont décidé de vendre leur dignité et leur cerveau pour de l’argent. Comment est-ce qu’un cadre d’un tel rang peut-il me tenir un raisonnement aussi bas ?

Habillés en costume, ils s’érigent en sachants, imposent des politiques sans queue ni tête, incapables de réfléchir pour participer au développement de notre continent. Leur seul souci, comment appliquer ce qui leur est prescrit de l’extérieur, qui est tellement parfait qu’on ne doit y toucher. J’ai personnellement vécu ce genre d’histoires trois fois dans notre administration. Et comme je ne sais pas caresser dans le sens des poils, comme je ne connais pas les tournures affectives, je vais droit au but pour laisser des traces dans la mentalité de ces destructeurs inconscients. Je ne rigole donc pas avec ce type de bêtises et de trahison.

Par Dr. YAPI Michel

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