CES NOMS PASSÉS DANS NOTRE PARLER QUOTIDIEN EN CÔTE D’IVOIRE (6ème Partie)

0 48

Obtenez des mises à jour en temps réel directement sur votre appareil, abonnez-vous dès maintenant à Attoungblan.net.

5. POUR LA BEAUTÉ DE LA RIME

Cette catégorie réunit des noms ivoiriens et africains utilisés en Côte d’Ivoire pour exprimer diverses idées.

5.1. Akalé Kanga ou Pépé Kalé

Kanga Akalé, né le 7 mars 1981 à Abidjan, est un footballeur ivoirien au poste de milieu offensif. Il joue en Suisse, en France et en Espagne et reçoit sa première sélection lors du match Côte d’Ivoire-Cameroun disputé à Châteauroux le 11 février 2003. Finaliste de la CAN 2006 avec la Côte d’Ivoire, il participe activement à la qualification pour la Coupe du monde de 2006 en Allemagne, compétition lors de laquelle il joue trois matchs avec les Éléphants.

Quant à Pépé Kalé, de son vrai nom Jean-Baptiste Kabasele Yampanya wa ba Mulanga, c’est un chanteur congolais né à Kinshasa le 30 décembre 1951 et décédé le 29 novembre 1998. Sa voix se révèle en 1969 au sein de l’orchestre Bamboula. À partir de 1973, à la tête de l’Empire Bakuba, leur succès avec Nazoki ne se démentira plus. De 1975 à 1977, ils visitent les pays alentours et vont bientôt propager une nouvelle danse, le masasi calculé.

En nouchi, « être calé » signifie être bien en place, bien présent avec ou sans l’idée subséquente d’être prêt à assumer quelque chose.

C’est donc essentiellement pour la beauté de la rime qu’on dit « être calé comme Akalé Kanga » ou « être calé comme Pépé Kalé ». Un peu comme quand il se dit aussi : « On est ensemble jusqu’en décembre. »

Cela dit, et au regard de la corpulence des deux personnages évoqués dans ces métaphores, celui qui est « calé » comme Pépé Kalé semble plus solidement « calé » que celui qui l’est comme Akalé Kanga.

CES NOMS PASSÉS DANS NOTRE PARLER QUOTIDIEN EN CÔTE D’IVOIRE (5ème Partie)

5.2. « Mou » comme Mugabe

Robert Mugabe, né le 21 février 1924 à Kutama en Rhodésie du Sud (actuel Zimbabwe), est un homme d’État zimbabwéen, Premier ministre de 1980 à 1987 et président de la République de 1987 à 2017.

En nouchi, on dit à une personne un peu excitée ou agitée : « Faut te mou » (Troupe c’est ça là même, « Le fiancé de ma fille »). Pour lui demander de se calmer, de « prendre son calmant ».

Il se trouve que « Mou » (Mu) est aussi la première syllabe du patronyme « Mugabe ». Ceci explique cela, associé sans doute à la réputation que l’homme d’État zimbabwéen s’était forgée sur le continent avant sa démission en novembre 2018, à ses 93 ans, et qui lui vaut aujourd’hui encore de se voir attribuer des affirmations plus spectaculaires les unes que les autres.

En réagissant récemment à cet article, une internaute (Reina Gninziet Kouakou, Facebook, 12/07/2019) a fait remarquer: « Il y a aussi « c’est mugabé hein… »; comme pour dire « c’est gâté… », « il n’y a plus de solutions…. » »

5.3. La vie de Lougah

François Lougah, de son vrai nom Dago Lougah, ou encore « Le Papa national » de son surnom, né le 22 juin 1942 à Lakota (Côte d’Ivoire) et mort en décembre 1997, est un acteur et un chanteur ivoirien qui marqua sa génération.

En Côte d’Ivoire, on dit d’une personne qu’elle « mène la vie de Lougah » en référence à la vie dispendieuse qui était celle de « Papa national » au plus fort de son succès. Il vivait alors dans les hôtels de luxes et s’habillait chèrement. L’homme était aussi connu pour avoir la main trop facile (Yodé et Siro, « Hommage »), au point de finir sa vie presque dans la misère. Alors attention à la vie de Lougah !

Suite: CES NOMS PASSÉS DANS NOTRE PARLER QUOTIDIEN EN CÔTE D’IVOIRE (7ème Partie)

Par Dr. DJANDUÉ Bi Drombé

Commentaires
Loading...
%d blogueurs aiment cette page :