CES NOMS PASSÉS DANS NOTRE PARLER QUOTIDIEN EN CÔTE D’IVOIRE (5ème Partie)

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4. DES CHOSES EN DESSOUS DE LA CEINTURE

Les noms d’Ézan Akélé et de Jacques Chirac sont associés à des choses qui se passent en dessous de la ceinture. Allez-y comprendre pourquoi.

4.1. Ézan Akélé et le scandale sexuel

Ézan Akélé était ministre au sein du gouvernement de Daniel Kablan Duncan sous le président Henri Konan Bédié.

Dans les années 1990, le verbe « akéler » signifiait en quelque sorte sodomiser et « être un Akélé » voulait dire être un pédéraste ou un homosexuel.

Il en fut ainsi parce que le nom du ministre avec été cité dans un scandale sexuel impliquant aussi un animateur de renom dans notre pays. Les Ivoiriens étaient alors très peu familiers de la réalité même de l’homosexualité, d’où le tollé que l’affaire avait provoqué en Côte d’Ivoire. Le ministre allait même y laissé son poste.

En cherchant un peu sur Internet, j’ai trouvé aussi cet article de Joachim Beugré datant de 1998 et intitulé « Révélation sur la pédophilie en Côte d’Ivoire ». En voici la première phrase : « U.A.A, jeune garçon de 14 ans, est élève dans une école secondaire de Dabou, à une soixantaine de kilomètres d’Abidjan. Il a été victime de pédophilie de la part d’un groupe de personnes dont le ministre Ezan Akélé, l’ambassadeur du Liban à Abidjan et plusieurs autres personnalités. » La Côte d’Ivoire n’en était alors peut-être qu’à son premier scandale du genre.

CES NOMS PASSÉS DANS NOTRE PARLER QUOTIDIEN EN CÔTE D’IVOIRE (4ème Partie)

4.2. Jacques Chirac dans les toilettes

Jacques Chirac, né le 29 novembre 1932 à Paris, est un haut fonctionnaire et homme d’État français, président de la République française du 17 mai 1995 au 16 mai 2007. À l’origine de la fondation de deux partis politiques, le Rassemblement pour la République (RPR) en 1976 et l’Union pour un mouvement populaire (UMP) en 2002, il occupe à plusieurs reprises les fonctions de député pour la Corrèze et de maire de Paris entre 1977 et 1995.

On dit en Côte d’Ivoire : « Je vais voir Chirac » ou « Il est allé chez Chirac ». Cela signifie : « Je vais aux toilettes » ou « Il est allé se soulager ».  

En le disant, on joue sur le rapprochement phonologique entre le patronyme « Chirac » et le verbe « chier » du français familier qui veut dire « déféquer ». « Chirac » est d’ailleurs encore plus proche de ce verbe conjugué au futur simple de l’indicatif : « Tu/Il chiera(s) ». D’où le détournement sémantique.

Suite: CES NOMS PASSÉS DANS NOTRE PARLER QUOTIDIEN EN CÔTE D’IVOIRE (6ème Partie)

Par Dr. DJANDUÉ Bi Drombé

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