CARNET DE VOYAGE: DE KOTOBI À PROUKRO

0 28

Obtenez des mises à jour en temps réel directement sur votre appareil, abonnez-vous dès maintenant à Attoungblan.net.

Quand nous démarrons d’Abidjan ce jeudi 16 juillet 2020, il est 12 h34 minutes. J’attends mon frère à Pétro Ivoire Angré, lieu de rendez-vous. Il ne tarde pas à me retrouver et c’est sous un beau temps sans soleil que nous entamons le voyage. Notre trajet nous conduit à Abobo, Anyama où nous faisons le plein de la 4×4 double cabines avant de reprendre le voyage. 1 heure a suffi pour rallier Adzopé où nous marquons un deuxième arrêt pour des achats.

À 13h27, nous redémarrons et fonçons tout droit vers Kotobi. En 1h30 nous y sommes. Nous marquons un troisième arrêt pour compléter l’essence. Nous allons entrer dans une zone dépourvue de stations d’essence; il faut donc prendre ses précautions. On ne sait jamais. Nous faisons quelques courses et reprenons le chemin, direction, N’Djinou. Il est 15h27. Ici, la voie n’est pas bitumée.

La route est bien entretenue par le conseil régional du Moronou à la tête duquel se trouve le premier ministre Pascal Affi N’Guessan. On peut même rouler à 80 km/h par endroit, nous avait dit un informateur qui pratique régulièrement la voie, ajoutant que par endroits, il fallait faire attention à cause des travaux en cours. Nous rencontrons quelques petits esclaves Agni en partance pour le village ou de retour à Kotobi. Nous sommes dans une zone forestière, une région agricole. Les traces sont visibles: femmes, enfants, hommes à pied, à vélo, à moto ou en tricycle dans un mouvement de va et vient incessant.

Le paysage est beau et l’absence de poussière traduit la présence de pluie dans la région. La nature respire à fond, dans une joie immense et les arbres expriment leur reconnaissance à Dieu pour la pluie. La verdure, le vent frais qui traversent notre narine pour atterrir dans les poumons et les champs que nous apercevons au bord de la voie traduisent parfaitement cette complicité divine et naturelle.

De N’djinou, nous traversons Akaossikro en 1 minute, tellement le village est petit. Le soleil fait son petit show. Mais nous restons sereins dans le véhicule aux vitres montées dont la climatisation nous met à l’aise. Les garagistes nous enivrent de la mélodie envoutante de leur album Fauteuil présidentiel. Nous traversons la plantation d’hévéa de l’ex-président du conseil général de Bocanda, monsieur Kouamé. Il est 17h27 quand nous dépassons le carrefour de Koffi Konankro, le village de KKB. 7 minutes plus tard, nous voilà à Kouakou Kouassikro, puis à Kouakoukro après 10 minutes.

Nous voyons les traces fraîches des exploitants forestiers. Il s’agit de l’équipe de monsieur Hien qui travaille dans notre région depuis plusieurs années. Juste avant d’entrer à N’Zikro, nous les retrouvons. Ils viennent de descendre. Le camion de ramassage, le grumier chargé. La moisson a été bonne. Il est 17h30, Attanou Kouadiokro. 17h32, Proukro. Notre voyage s’achève ici.

Par Dr. YAPI Michel

Commentaires
Loading...
%d blogueurs aiment cette page :