CARNET DE VOYAGE 73: ALLER-RETOUR À KODIOUSSOU (1ère Partie)

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Samedi, 15 février 2020; il est 05h00 quand je pars chercher mon neveu Michel à Angré 7ème tranche afin de rallier le lieu de rendez-vous, Abobo Samaké. J’ai eu le temps de joindre Jean-Jacques au téléphone qui m’a déjà informé qu’il s’habillait. Il est prévu qu’on s’y rencontre à 05h30. En moins de 20 minutes, nous sommes au lieu de rendez-vous. Jean-Jacques nous y trouve à 05h28. Nous passons chez Paul-Bathesty Drombé qui, malheureusement, ne peut pas effectuer le voyage avec nous.

Quand nous sortons d’Abobo-Belleville, il est 05h53. Le brouillard est perceptible. Les traces de la Saint Valentin sont très visibles: une Peugeot 406 et une moto en pleine sortie de route, la 406 partie embrasser un camion stationné et la moto qui a eu le temps d’esquiver le poteau électrique est couchée par terre. Les occupants sont sains et saufs, heureusement.

La visibilité n’est pas bonne, surtout pour ceux qui ont des difficultés à conduire les nuits, car juste à la sortie de Belleville, le brouillard est très dense. Il est presque 06h, et il fait encore très noir. Une 406 devant nous peine à avancer. À certains moments, il a tendance à aller plus à gauche, car tout devant lui est confus. Quand le moment idéal se présente, nous ne nous faisons pas prier pour le dépasser. À 06h40, nous voilà à Montézo. Nous prenons par la gauche, en direction de Memni que nous atteignons en deux minutes. La visibilité est déjà assez bonne depuis quelques minutes. Il est 06h42. Le village est calme, ce qui nous permet de circuler facilement sur la voie principale très étroite et coupée par des dos-d’ânes. Au passage, quelques jeunes rassemblés au bord de la route, des causettes, sûrement liées à la Saint Valentin.

Le brouillard qui se livrait en spectacle et imposait son diktat commence à se dissiper. À 06h50, c’est la fin du bitume; nous roulons sur le sol rouge. Notre enfer ne fait que commencer, car la route n’est pas bonne par endroit. Le paysage est beau, la forêt dense. Des plantations s’étendent à perte de vue : hévéa, palmier à huile, tek, manioc. Le manioc est très cultivé dans la région, car c’est un aliment de base pour les populations, aussi bien pour faire le biécosseu, la recette phare de la région, que pour confectionner l’attiéké.

Kodioussou, c’est chez un ami et frère de longue date, Atsain Auguste Marie-Constant. Je l’ai connu à Misa, une grande école dont j’étais le directeur des études. Il y était professeur d’informatique. Nous nous sommes connus par le biais d’un ami commun avec qui nous effectuons ce voyage, M. Kouassi Kouakou Jean-Jacques, cadre des impôts. Et le motif de ce voyage, c’est que Auguste a perdu sa mère il y a une semaine. Même si nous ne nous voyons plus régulièrement, il fallait qu’on aille le soutenir. C’est aussi cela les liens amicaux qui ne se brisent jamais. Ce samedi matin, la levée de corps et l’inhumation ont lieu à Kodioussou, une localité du sud de la Côte d’Ivoire, dans le département d’Alépé, Région de la Mé.

Suite: CARNET DE VOYAGE 73: ALLER-RETOUR À KODIOUSSOU (2ème Partie)

Par Dr. YAPI Michel

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