CARNET DE VOYAGE 52 : L’AUTRE ALÉPÉ… JUSQU’À MONGA (4ème Partie et Fin)

0 3

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Nous avons voulu marcher jusqu’au fleuve, mais la fatigue a gagné plusieurs muscles dans nos organismes et nous avons compris le message. Nous tenons cependant à faire durer le plaisir. Par la rue qui sépare le lycée et la préfecture. Renseignement pris, le boutiquier du coin nous informe qu’elle débouche aussi sur le fleuve. Tant mieux !

À 11h30, le fleuve Comoé nous sourit déjà, de son sourire jaunâtre en cette fin de saison pluvieuse. D’ici on apprécie le pont par le bas. Sur l’autre bord du fleuve, des hommes armés de pelles chargent des camions avec le sable tiré du fond des eaux. Sur la rive où nous sommes, on voit les traces de cette même activité génératrice de revenus mais néfaste pour l’environnement.

Pause repos au bord du fleuve Comoé, le plus long parmi les quatre grands fleuves qui arrosent les terres intérieures de la Côte d’Ivoire. Avec une longueur de 813 kilomètres, le Comoé prend sa source à Péni, une localité située entre Banfora et Bobo-Dioulasso au Burkina Faso. Il traverse la Côte d’Ivoire du nord au sud et débouche à l’extrémité orientale du système de la lagune Ébrié à une quarantaine de kilomètres à l’est d’Abidjan, et donc finalement dans le Golfe de Guinée.

CARNET DE VOYAGE 52 : L’AUTRE ALÉPÉ… JUSQU’À MONGA (3ème Partie)

smart

D’un bout à l’autre, le pont couleur béton est solidement assis sur cinq gros piliers dont les trois centraux en pleines eaux. Nous avons pris place sur des racines émergées d’un fromager. Le fleuve dessine un Y dont les fourches en V prennent en étau une végétation dense et verdoyante qui aura échappé jusque-là, de par cette position stratégique, à l’appétit dévastateur des humains. La queue du Y aquatique, large à la base, se rétrécit soudain dans un virage avant de se perdre au milieu de la forêt.

Depuis que nous sommes là, un homme dans une pirogue immobilisée contre le deuxième pilier tente sa chance à la pêche. Sur le pont, de rares piétons, cyclistes, motocyclistes et automobilistes vont et viennent dans les deux sens. À 12h06, nous avons trouvé un raccourci pour accéder au centre-ville via la Mairie. Nous ne retournerons donc pas jusqu’au lycée. En arpentant la surélévation qui débouche à l’entrée du pont par le dos de la Sous-préfecture, nous voici sur l’artère principale qui seule connaît le luxe du bitume dans tout Alépé.

De retour à l’hôpital des Sœurs à 12h25, les choses n’ont pas beaucoup avancé pour Mme Yapi et notre fille. Seul en l’absence de son assistante malade, le médecin a dû sortir pour mettre de l’ordre dans le rang. Cela fait, que nos trois dames aillent manger pendant que nous gardons la position de la plus petite. Il est 12h36 quand elles sortent de l’hôpital. et commence pour nous ce que j’apprécie le moins de toute ma vie : attendre assis. Mais c’est pour la bonne cause. Le temps aussi pour nos jambes de souffler un peu avant, espérons-nous, un autre tour dans Alépé.

Et voilà qu’un employé de l’hôpital sort pour demander à tous d’aller chercher à manger quelque chose et revenir à 14h30. À quelle heure allons-nous alors finir pour être à l’aéroport d’Abidjan où nous devons aller chercher quelqu’un qui atterrit à 18h30 ? Pensons-nous. Mieux vaut reprendre un rendez-vous et revenir un autre jour. Chose pensée, chose faite. Nous prenons congé. Alépé nous reverra le 11 septembre si Dieu le veut.

   Par DJANDUÉ Bi Drombé

CARNET DE VOYAGE 53: MA PREMIÈRE EXPÉRIENCE COMME ERASMUS

Comments
Loading...
%d blogueurs aiment cette page :