CARNET DE VOYAGE 51 : SÉJOUR ET VOYAGES EN ESPAGNE (4ème Partie)

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L’aéroport Mohammed V est vaste, pour ce qu’il m’a été donné de constater. Situé à environ trente kilomètres au sud de Casablanca, plus précisément dans la commune de Nouaceur, il dispose d’une capacité de près de 14 000 000 de passagers et 150 000 tonnes de fret par an. C’est non seulement le principal aéroport du Maroc, mais aussi le quatrième plus important d’Afrique après ceux de Johannesburg (Afrique du Sud), du Caire (Egypte), et du Cap (Afrique du Sud). Il porte le nom de Mohamed V, roi du Maroc qui régna de 1957 à 1961.

Il est 06h21 à ma montre, heure de Côte d’Ivoire, soit 07h21 au Maroc. En fait, ma montre est à mon image, un vrai conservateur. Depuis les cieux, le soleil nous jette un regard furieux et ses rayons transpercent les nuages pour envoyer une chaleur qui ne dit pas son nom. On ne peut que subir, parce qu’on ne peut les cacher avec la paume de nos mains. Nous sommes tous debout, attendant le top départ. À l’aéroport Mohammed V, il y a plus de Noirs que de Blancs en ce qui concerne les voyageurs. Ce sont aussi les effets de la mondialisation.  Ça tourne donc dans tous les sens.

CARNET DE VOYAGE 51 : SÉJOUR ET VOYAGES EN ESPAGNE (3ème Partie)

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Sur mon ticket, il est marqué 07h26 pour embarquer. À 07h16, ça commence effectivement. On se met en rang. 07h37, les opérations sont terminées. Je monte dans l’avion. Le commandant de bord à l’entrée vérifie mon ticket et me dit : « Bonne arrivée à bord ! ». Je suis au siège 37F, l’un de ceux qui donnent sur le hublot. Un Malien est assis à ma place ; je lui demande poliment de me laisser l’occuper. Il s’exécute sans résister. Dans tous les cas, c’était mon droit. Il ne le savait peut-être pas, ai-je pensé. Il croit peut-être qu’on peut occuper la place qu’on veut dans un avion.

En Afrique, il arrive que les passagers se bousculent pour monter dans l’avion, comme on le fait chez nous pour les gbaka ou les bus. Mon père m’avait raconté sa mésaventure au Nigeria un 24 décembre et comment il avait raté son vol à cause de ce manque d’organisation. Mais ici, nous sommes dans un autre monde, le monde des limites, où on ne fait pas n’importe quoi. Assis là et regardant dehors, j’observe les faits et gestes de deux hommes chargés de faire monter les bagages dans la soute. Je reconnais mes deux valises, ce qui me rassure. On m’avait dit que Royal Air Maroc était réputé pour la perte des bagages. J’avais donc peur de perdre les miens.

Je peux continuer à écrire tranquillement mon carnet, sans aucune pression. Ma place se trouve un peu plus loin des réacteurs ; mais je dois encore supporter les bruits assourdissants comme sur le vol Abidjan-Casablanca. Notre avion n’a pas fait le plein, alors nous sommes deux sur les trois sièges disponibles. Depuis le hublot, j’aperçois des avions de différentes compagnies: Air Canada, l’impressionnante flotte aérienne de Royal Air Maroc, Ethiopian Airlines, etc. Dehors, le soleil ne lésine pas sur les moyens pour frapper tout ce qu’il trouve à terre. L’embarquement terminé, le commandant décompte les passagers, les stewards se chargent de fermer les coffrets au-dessus des passagers où les bagages à main sont rangés, et le pilote donne les consignes de sécurité. À 08h11, heure du Maroc, les réacteurs sont en marche ; l’avion fait machine arrière, se positionne sur la piste de décollage et marque un premier arrêt pour laisser atterrir trois avions. Il est 08h16. Un second arrêt laisse quatre autres avions décoller et nous prenons notre envol à notre tour à 08h40.

Suite: CARNET DE VOYAGE 51 : SÉJOUR ET VOYAGES EN ESPAGNE (5ème Partie)

Par YAPI Michel

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