CARNET DE VOYAGE 51 : SÉJOUR ET VOYAGES EN ESPAGNE (3ème Partie)

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Il est 05h05. Je jette un coup d’œil par le hublot et là, je vois apparaître la lueur du jour. En haut, le temps est beau, un mélange de bleu foncé, de jaune orangé et de noir. J’aperçois les ailes de l’avion qui se déploient dans le vide, déchirent le vent, imposent leur trajectoire et s’imposent de façon magistrale. Il fait quasiment jour, 05h15. Sous moi, rien que le vide. Je sais qu’à la moindre erreur, c’est une chute libre qui nous attend. J’imagine l’avion suspendu en l’air, comme j’en voyais souvent en étant au sol, et je me demande comment sera l’atterrissage.

Soudain, une voix alternant l’arabe et le français nous demande d’attacher les ceintures de sécurité. À 05h24 on nous informe que les toilettes seront fermées dans 10 minutes. Je devine donc que nous sommes bientôt à destination car l’avion commence à perdre de l’altitude. Sur les écrans, déjà, on nous indique les lieux d’embarquement pour ceux comme moi qui transitent par l’aéroport Mohammed V et pour ceux qui finissent leur parcours au Maroc.

CARNET DE VOYAGE 51 : SÉJOUR ET VOYAGES EN ESPAGNE (2ème Partie)

À 05h29, le commandant informe les passagers que l’avion entame sa descente et rappelle les consignes de sécurité, notamment le port de la ceinture de sécurité. 05h31: le soleil fait son apparition. Nous avons survolé Marrakech et sommes maintenant à Casablanca. Quelques petites secousses, je vois certains passagers crispés. La peur au décollage et à l’atterrissage. En l’air, la stabilité de l’avion donne une certaine confiance, à part les zones de turbulence. Mais beaucoup dorment et ne vivent pas ces moments.

La seule sensation désagréable que je ressens, c’est le bourdonnement dans mes oreilles. J’en ai souffert jusqu’à Valladolid et ça n’a pris fin que le lendemain. À 05h39, je sens les trains d’atterrissage sortir. Le pilote demande aux passagers de bien s’asseoir. Je vérifie ma ceinture que j’ai maintenue attachée depuis le décollage et la resserre un peu. Un virage à droite et je vois apparaître sous moi le sol, les maisons, le paysage. C’est vraiment beau tout ce décor mais il faut bien qu’on atterrisse pour contempler cette beauté de plus près.

05h44 : l’avion est au sol et roule vers le parking. Le Maroc a 1 heure d’avance sur nous. Je m’en rends compte à la descente. Je me demande pourquoi le soleil brille tant alors que ma montre marque 05h50. Je jette alors le regard sur l’horloge de l’avion et là, je m’aperçois qu’il est plutôt 06h50, soit une heure d’écart entre le Maroc et la Côte d’Ivoire. Évidemment, je ne suis pas trop surpris, sauf que je vois de mes propres yeux ces choses qu’on nous racontait souvent dans les livres.

Nous descendons rapidement. Des cars de ramassage nous attendent. Je cours pour monter. Gare au nonchalant ! Tu risques de rater ton avion et te retrouver dans de beaux draps. En tout cas, je ne suis pas candidat à cette expérience amère. Je suis donc le mouvement et j’entre dans le hall, avec tout le stress qui m’accompagne, comme quand on attend les résultats d’un concours. L’aéroport Mohammed V est très fréquenté. On peut vite s’en rendre compte avec le trafic qui ne s’arrête pas. Mais ce n’est pas là mon souci. Je dois en finir avec toutes les tracasseries pour prendre mon prochain vol. Je monte au bureau d’informations où une dame m’indique le rang pour Madrid. Je m’empresse d’y être et, à la queue, une jeune femme noire me confirme l’information. Je respire à fond. Je n’ai pas manqué de me faire fouiller de fond en comble, y compris mes chaussures. Enfin, je peux penser à ma prochaine destination, l’aéroport Adolfo-Suárez de Madrid Barajas. Quelle joie !

Suite: CARNET DE VOYAGE 51 : SÉJOUR ET VOYAGES EN ESPAGNE (4ème Partie)

Par YAPI Michel

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