CARNET DE VOYAGE 51 : SÉJOUR ET VOYAGES EN ESPAGNE (2ème Partie)

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Il est 02h25 quand nous entrons dans une zone de turbulence. Le commandant rappelle donc le port des ceintures de sécurité. La mienne est attachée depuis le départ et l’est restée jusqu’à l’arrivée. Quand nous arrivons au niveau de Sikasso au Mali, il est 02h40 et nous sommes à une hauteur de 1563 pieds. À 02h56, Bamako. Dans le Boeing 737-800 qui nous transporte, tout est calme, à l’exception des moments où les stewards passent nous servir le repas, les quelques passagers qui se lèvent pour aller aux toilettes et les consignes de sécurité que le pilote donne dans des micros, dont la qualité laisse à désirer, en alternant le français et l’arabe. À 03h01, nous volons à 866 Km/h. J’aurais voulu voir de belles hôtesses pour mon premier voyage en avion, mais il n’ y en a aucune sur ce vol. Rien que des stewards aux fesses dures. La prochaine fois sera peut-être la meilleure.

À 04h04, l’information sur l’écran précise que nous sommes à 1 heure 53 minute de Casablanca. Beaucoup sont endormis. Dehors, il fait -45º Celsius. La deuxième zone de turbulence intervient à 04h10. Mon voisin de droite, un vieillard d’une soixantaine d’année, a passé son temps à dormir depuis le décollage. De temps en temps, le réveil le visite mais il replonge vite dans son précieux sommeil. On nous apporte des repas à 04h15. La compagnie en profite pour nous faire l’historique de la création d’Air Maroc depuis 1957, soit 62 ans d’existence aujourd’hui. Que de chemin parcouru sur terre et dans les airs!

CARNET DE VOYAGE 51 : SÉJOUR ET VOYAGES EN ESPAGNE (1ère Partie)

YAPI M2

Dehors, le ciel est d’un bleu-rouge mélangé de noir et dévoile une beauté qui donne envie de le contempler. La sensation que j’éprouve n’est pas très différente de celle qu’on éprouve dans une voiture. Au décollage on a l’impression de rouler dans une voiture dont les pneus sont crevés. Selon un site internet, les pneus d’avion « doivent supporter une charge nominale de 10 tonnes, des vitesses pouvant aller jusqu’à 420 km/h, des températures instables allant de -40 degrés (en altitude) à 250° au moment du décollage : c’est l’extraordinaire business des pneus d’avions, des « bêtes » qui peuvent peser jusqu’à 120 kilos.» Autre chose, au moment du décollage, on sent qu’on nous soulève tout d’un coup, comme dans un rêve, le vide qu’on ressent surtout quand, assis vers les hublots, on voit les choses devenir de plus en plus petites sous nous.

À l’atterrissage, j’ai l’impression que l’avion veut décrocher pour faire un crash, ce qui crée des sensations de frissons, le reste ne change pas : secousse, tranquillité, fraîcheur, chaleur, etc. Dans certaines conditions de météo changeante, il est possible qu’un bon pilote décide de faire un toucher un poil brutal pour la sécurité de tout le monde. L’avion étant parfois un peu bousculé par le vent changeant, le pilote peut décider, quand les conditions sont optimales, de toucher à ce moment précis, quitte à être un tout petit peu brutal. Curieusement, je suis à mon premier voyage en avion je ne ressens aucune peur. Dans tous les cas, quand cela doit arriver, on n’y peut rien : en avion, c’est une mort rapide.

La nourriture semble avoir réveillé tous les passagers. En 30 minutes, les stewards ont fini leur service. Après avoir ingurgité toute la nourriture à lui servi, mon voisin est retourné à sa passion de départ : dormir. Quant à ma voisine de droite : « Je suis bien curieuse de savoir ce que tu écris depuis le départ ». Je lui explique je suis en train d’écrire un carnet de voyage et j’en profite pour vendre Attoungblan.net. Pendant tout le reste du voyage jusqu’à Casablanca, nos échanges sont cordiaux, relaxes, comme si nous nous connaissions depuis. C’est aussi comme ça que les relations naissent, sauf que dans mon cas, à notre descente, chacun a pris sa route. Elle vient pour une formation au Maroc; le chemin est plus long pour moi. Casablanca n’est qu’une escale, je dois faire chap chap comme on dit chez nous. Pour ne pas être dans pain.

À suivre…

Par YAPI Michel

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