CARNET DE VOYAGE: TOUT EST BIEN QUI FINIT BIEN.

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Si l’avenir appartient vraiment à ceux qui se lèvent tôt, alors le nôtre est assuré. Sortis de la maison à 05h45, mon épouse et moi sommes à Samaké (Abobo) devant le supermarché Citydia à 06h07. Ceux que nous attendons sont déjà en route ; cette journée du dimanche 26 août 2018 s’annonce bien. Il a plu toute la nuit et la couleur du ciel crie que la pluie sera encore de la partie aujourd’hui. J’espère du fond du cœur qu’Abengourou nous accueillera sous un ciel moins chargé. Il tombe déjà de fines gouttes, timides et sans conviction. À 06h46 le temps s’assombrit encore un peu plus ; il faut sortir d’Abidjan avant que les choses ne se gâtent vraiment.

Nos amis mettent plus de temps que prévu. Que peut-il bien se passer ? Est-ce la visite chez le vulcanisateur qui se prolonge ainsi ? Un banc providentiel sur la petite terrasse du supermarché nous permet de nous asseoir, réduisant ainsi l’inconfort d’une attente que nous espérions brève. Mais l’Homme propose, Dieu dispose. Larissa nous attend déjà au Carrefour Agripac où nous devons la prendre. J’appelle pour en avoir le cœur net : « Ils sont en train de monter les pneus. » Ces petites choses banales qui tissent de fils multicolores le destin des humains sur la terre de Dieu. Des histoires bizarres me traversent l’esprit sans s’arrêter. Je ne veux pas non plus leur accorder plus de temps qu’il n’en faut ; « On ne dure pas dans mauvais rêve », dit-on chez nous. À 07h20 il pleut ; à 07h26 un sms m’informe qu’ils arrivent; à 07h33 ils sont là, enfin !

Nous sommes à bord d’une voiture de marque Honda. Autour de 07h45 nous manquons le Carrefour Agripac et fonçons sur Anyama. Nous attendrons Larissa au niveau de l’église des saints des derniers jours. Le petit groupe est maintenant au complet : trois hommes et deux dames. Anyama nous met rapidement à 71 km d’Adzopé. Il est 08h12. On connaît bien cette voie pour l’avoir empruntée plus d’une fois ; le voyage se déroule sans encombre. Nous sommes à Adzopé à 09h05. Un déjeuner nous ferait du bien avant de poursuivre ; on nous indique chez Marthe, quelque pat derrière la gare. 09h17, Marthe est là : du poulet et du hérisson au menu. Nous prenons congé à 09h45 ; cap sur Akoupé à seulement 32 km d’ici.

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10h16, du soleil comme nous n’en voyons pas depuis hier, un peu avant Agbaou qui nous place à 4 km d’Akoupé. À 10h22 nous entrons dans Akoupé sous une fine pluie. Maquis Chez Allica, juste après la Station Total, 10h25, la pluie tombe plus sérieusement et réduit soudain la visibilité. Surpris par un somme, on est sorti de la zone de pluie depuis un bon moment apparemment. 10h40, Soribadougou est à 40 km d’Abengourou. Bonahouin deux minutes après, nous sommes à 37 km. Je revois la bifurcation à gauche qui conduit à Arrah. Le soleil est à nouveau du voyage ; il est 10h45. On se sent comme sorti d’un long hivernage. Nous traversons le fleuve Comoé à 10h50. Annékouadiokro nous met à 26 km d’Abengourou. C’est jour de marché dans ce village, tout comme à Aniassué où nous nous trouvons quelques minutes après.

Nous sommes à 22 km de notre destination finale. Ettienkro est fait très rapidement. La voie dégagée devant nous ressemble à un long serpent gris rayé de blanc qui ondule à n’en point finir, qui monte et descend, qui zigzague et se contorsionne. Alloukrokadi à 10h59, comme une virgule dans une longue phrase. Puis Dramanekro. Encore 12 km à ingurgiter. Kodjinan, ancien Pascalkro selon Larissa qui a grandi dans la région, à 11h00. Un marché de fruits nous salue au passage. Golykouamékro, une autre virgule. Adonikro, Abétékro et Anuanua, trois villages en un. À 11h07 voilà Abengourou : Akwaba !

La cité de la paix est bien ensoleillée, mais on sent que la pluie n’est pas loin et qu’elle peut frapper à tout moment. À 11h14 nous sommes au Maquis Restaurant-Bar Les Délices de Jacob. On se désaltère et on donne les nouvelles. 12h23, un petit tour dans la ville pour la reconnaissance des lieux de notre conférence. C’est à l’Hôtel du Royaume, salle Gnanza. Impeccable. À 12h37 nous voilà sur la voie principale menant jusqu’à la Cour royale ; escale dans une banque de la place pour se refaire le pouvoir d’achat. 12h43, le marché d’Abengourou, visitée à une certaine époque par les flammes, comme la plupart des marchés du pays.

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À 12h51 une averse soudaine nous déverse ses eaux dessus. La gendarmerie nationale de la ville. Nous arpentons les rues du Plateau, le quartier administratif. Comme une réplique de l’autre. Le bitume est fort dégradé entre les beaux édifices publics, offrant au visiteur un contraste saisissant. Le Stade Henri Konan Bédié et, juste en face, le Collège Moderne d’Abengourou. L’Archevêché, le Centre de Formation Professionnelle, le Lycée Moderne. On fait demi-tour. La Présidence, la Paroisse notre Dame de la Paix. Je revois l’Hôtel des Princes, souvenirs. Nous longeons la clôture du CAFOP d’Abengourou à 13h05. À 13h17 nous sommes au quartier Relais au domicile de notre ami Jean-Jacques. Partis de là, nous retournons au restaurant pour nous restaurer. Il est 13h48. À peine les couverts placés que l’équipe du conférencier nous annonce qu’ils sont là.

Prévue pour 15h00, la conférence commencera finalement à 15h30 devant un public assez maigre pour ce que nous avions espéré. Ce sont les risques du métier. Nous quitterons l’Hôtel du Royaume à 20h passées. Dîner copieux aux Délices de Jacob puis cap sur Adoukoffikro où nous passerons la nuit. La nuit du dimanche 26 au lundi 27 août 2018 nous verra en effet passer très rapidement à Adoukoffikro, puisque sortis d’Abengourou un peu avant 6h du matin, nous sommes déjà à Abidjan autour de 8h30. Tout est bien qui finit bien !

Par DJANDUÉ Bi Drombé

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