CARNET DE VOYAGE: «A» COMME ABIDJAN-ARRAH (4ème Partie)

0 228

Obtenez des mises à jour en temps réel directement sur votre appareil, abonnez-vous dès maintenant à Attoungblan.net.

Arrah s’élève sur un relief plat à l’est de la Côte d’Ivoire. Il est 16h passées. Elle nous ouvre les bras, petit tour dans la ville. Des taxis-motos d’un genre particulier attirent notre attention. Des diligences à moteur, en lieu et place des chevaux qui, autrefois, tiraient ces voitures hippomobiles pour le transport en commun. Ils desservent toute la ville à 200 F CFA le voyage. Éric et Koffi nous accordent une photo à côté de leur engin. Ce type de taxi serait en circulation à Arrah depuis 2017, nous disent-ils. Nous les avons rencontrés au petit marché devant la Grande pharmacie d’Arrah.

CARNET DE VOYAGE: «A» COMME ABIDJAN-ARRAH (3ème Partie)

Il est presque 17h. Le reste de la visite se fait en voiture, en compagnie du Dr Kumon, notre ami et collègue, par ailleurs fils de la région. Nous avons de la chance. Un tour au quartier Lycée. Il nous montre au passage la rivière Djabo, l’une des quatre rivières qui se trouvent aux quatre entrées de la ville. Nous avons été accueillis cet après-midi par la rivière Yadji, où a eu lieu la libation avant d’accéder au cœur d’Arrah. Les deux autres rivières sont le Yaffo et le Tchatcho.

Quant au toponyme même, il est le résultat de la déformation de « Ahawa », c’est-à-dire, « Il est resté ici » en langue locale. Il s’agit de l’ancêtre Ané Kpangni N’galéwa qui, à la faveur d’une partie de chasse, a découvert le tubercule d’igname à cet endroit et n’a plus voulu en partir. D’où Arrah, « Cité du bonheur, j’y suis, j’y reste ». Nous sommes dans la tribu Ahuanou, apparentée au Morofouè. C’est la région du Moronou avec Bongouanou comme chef-lieu. À une trentaine de kilomètres. La région se compose de quatre départements, les trois autres étant Arrah où nous sommes, M’batto et Tiémélékro.

trois paillotte

17h20, nous sommes au quartier Château, dans une grande cour familiale, celle de dame Adèle Bottien, comme il y en pullule ici. D’abord l’œuvre des braves paysans avant que les fonctionnaires ne s’y mettent. Nous sommes sur la terre natale d’Ange Kessy, commissaire du gouvernement. Au menu, du bandji et un repas rapide en attendant l’heure H. On quitte les lieux à 18h02, direction le petit marché, rue Texas. Je vois le Maquis-superette Chaîne Avion. Mais nous préférons nous asseoir aux Trois paillotes, juste en face et beaucoup plus calme. Il est 18h22.

Vers 18h30, Anoh de Sothéca et certains de ses compagnons sont aussi aux Trois paillotes. Si vous ne le connaissez pas, sachez que monsieur Hyppolite Anoh est le lead vocal et le responsable artistique du groupe Solidarité Théâtre Club d’Abidjan (Sothéca), groupe créé en avril 1982 par le révérend pasteur Mambo Abolé Luc, avec le soutien d’un groupe de jeunes du quartier Djéné-Ecaré d’Attécoubé (Abidjan). Son objectif, promouvoir toutes les cultures ivoiriennes.

Grand danseur et grand chanteur ayant perdu un bras dans un accident grave, Hyppolite Anoh est demeuré un artiste entier malgré ce désormais handicap. Tout porte à croire que Sothéca animera la veillée cette nuit. Vivement ! Il est 19h, nous sommes encore aux Trois paillotes. Quand nous partons de là, retour au quartier Lycée pour nous débarbouiller chez notre tuteur du jour. Puis dîner à 21h : de la soupe d’agouti accompagnée de riz. La vie sait parfois vous gâter quand elle en a l’occasion.

Suite: CARNET DE VOYAGE: «A» COMME ABIDJAN-ARRAH (5ème Partie et Fin)

Par DJANDUÉ Bi Drombé

Commentaires
Loading...
%d blogueurs aiment cette page :