CARNET DE VOYAGE: QUATRE JOURS AU PAYS DE PAUL BIYA (3ème Partie)

0 151

Obtenez des mises à jour en temps réel directement sur votre appareil, abonnez-vous dès maintenant à Attoungblan.net.

Les présentations faites, nous empruntons un taxi pour l’Hôtel Guiko Palace. Malgré la nuit, nous avons pu remarquer la couleur jaune des taxis qui rallient les différentes localités ; mais c’est l’équivalent de nos wôrô-wôrô à Abidjan. Le taxi compteur n’existe pas à Yaoundé. Après quelques soubresauts dus à la voie non bitumée, nous abordons à vive allure une autre voie. Les conducteurs ici prennent beaucoup de risques, roulant vite dans un relief dominé par les collines. Yaoundé c’est « la ville aux sept collines ». L’attitude de ces chauffeurs n’est pas loin de rappeler celle des gbakaman d’Abidjan. Mais les collines, il y en a tellement que nous nous demandons si le chiffre sept est vraiment exact.

CARNET DE VOYAGE: QUATRE JOURS AU PAYS DE PAUL BIYA (2ème Partie)

Une voie bitumée et éclairée nous conduira ensuite à l’hôtel. Fotso nous sert de guide, ce qui nous rassurait. Une fois à l’hôtel, les chambres nous sont attribuées. Elles portent les noms de villes du monde et du pays : Bertoua, Washington ou Bonn. Nous demandons des bouteilles d’eau qui nous sont vendues à 1000 F CFA l’unité, soit 4000 F CFA les quatre au sein de l’hôtel. Chacun regagne sa chambre et plonge aussitôt dans les bras de Morphée.

IMAG0177

Le lendemain matin, le petit déjeuner est servi à 7h00. Il est très copieux : morceaux de pain, croissants, diverses boissons chaudes, beurre, confiture, fromage. Renseignement pris sur la distance à parcourir pour arriver à l’Université de Yaoundé I,  la serveuse nous rassure qu’elle se trouve à deux pâtés de maison. On l’appelle aussi Université Ngoa-Ékellé, ce qui signifie « Pierre suspendue ». C’est la plus grande université du Cameroun. Après avoir parcouru une certaine distance, nous nous renseignons encore sur la distance. Quelle ne fut notre surprise lorsque qu’un jeune homme nous répond qu’elle n’est pas longue pour lui mais qu’elle l’est pour nous. Il n’avait peut-être pas tort ; nous empruntons un taxi. L’immatriculation des véhicules se fait d’après régions: LT pour le Littoral, CE pour le Centre, SU pour le Sud etc. Le tarif est le même qu’en Côte d’Ivoire, 250 F avec la possibilité de négocier selon la distance.

Une fois à l’université, il faut retrouver le lieu du colloque. Quelques renseignements çà et là et nous décidons de nous adresser au conducteur d’une navette qui, comme par hasard, venait chercher les étudiants. Tiens, ce sont les mêmes navettes qu’en Côte d’Ivoire : Bolloré. Nous y prenons place. Des personnes de bonne volonté nous indiquent le chemin de la faculté. Il s’agit de la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines (FALSH). L’équivalent de notre Unité de Formation et de Recherche (UFR) Langues, Littératures et Civilisations (LLC). Les Ivoiriens ne disent plus FLASH, en effet.

amphi1

L’université de Yaoundé 1 a été créée en 1971. C’est la première université du Cameroun. Elle porte d’ailleurs le surnom de « mère des universités du Cameroun » vu qu’il a fallu attendre 1993 pour voir de nouvelles universités être créées. L’offre de formations comprend deux facultés et plusieurs grandes écoles. La Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines compte quatre départements : le Département des Lettres, le Département des Sciences Humaines, le Département d’Art et d’Archéologie et le Département de Tourisme et d’Hôtellerie.

Au Cameroun, l’admission dans les facultés se fait sur étude de dossier, exception faite des facultés de médecine qui relèvent du régime des grandes écoles, et nécessite donc un concours national pour y accéder. Le dossier du candidat doit présenter trois choix de filières par ordre de préférence. Les frais de pré-inscription s’élèvent à 10 000 F CFA. L’admission effective d’un candidat dans une filière est confirmée par la publication des listes définitives. Le droit d’inscription dans les universités publiques est fixé à 50 000 F CFA pour les nationaux. Pour les étrangers, les universités en fixent librement le montant, qui peut varier en fonction d’éventuelles conventions entre le Cameroun et le pays d’origine de l’étudiant.

IMAG0165

À 8h30, nous sommes au sein de l’université. Le Dr Kady Diallo, vigilante, reconnaît Fotso qui était avec nous la veille. Il allait nous chercher à l’hôtel avec le Pr Onana. À la fois surpris et heureux, le professeur gare sa voiture et ce sont les embrassades. À sa demande, Fotso nous conduit à son bureau.  S’en suivent des photos pour immortaliser l’instant. Nous ferons la connaissance de messieurs Piata Takala Honoré et Justin Olivier Mballa.

Quelques minutes plus tard, nous sommes en salle. Le colloque commencé la veille allait se poursuivre tranquillement. Puis vient le moment de présenter nos communications. Tour à tour, le Dr Kady Diallo, le Dr Sakoum Hervé et le Dr Assemien Viviane. Le lendemain matin, le Dr Yao Koffi livre la dernière communication de la délégation ivoirienne. Les Camerounais ont été conquis. Le Pr Pierre Onana s’est dit heureux de notre présence au Cameroun. Quant à M. Piata Honoré : « Nous avons été très enrichis de votre passage ».

Suite: CARNET DE VOYAGE: QUATRE JOURS AU PAYS DE PAUL BIYA (4ème Partie et Fin)

Par Dr Assemien Viviane Epse Adiko

Commentaires
Loading...
%d blogueurs aiment cette page :